Pecheur.com ferre ses clients à l’export

 |   |  473  mots
En visant l'international, la jeune entreprise envisage un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros en 2015.
En visant l'international, la jeune entreprise envisage un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros en 2015. (Crédits : Flickr)
Déjà présent dans plus de cinquante pays, Pecheur.com vendeur en ligne d’articles de pêche, de chasse et plus largement de produits outdoor, mise désormais sur l’international pour doper davantage sa croissance.

Les patronymes sont parfois trompeurs ! Si pecheur.com s'est bien jeté à l'eau dans l'univers de la pêche, le site de vente en ligne a depuis élargi son offre , le camping, la rando et surtout la chasse. Une stratégie qui permet de s'affranchir du risque saisonnier en multipliant les débouchés.

 Présent mercredi sur le Blend Web Mix à Lyon, Olivier Bernasson, pêcheur et dirigeant fondateur de pecheur.com retrace le chemin parcouru :

"Nous avons monté ce site en 2001 en partant de l'idée que nous allions fournir de l'information sur la pêche. Avec le succès, et comme nous avions un savoir-faire sur la création de sites de e-commerce, nous avons lancé une place de marché, puis à partir de 2005, nous avons commencé à organiser notre logistique pour répondre aux nombreuses demandes."

Plus de la moitié des ventes hors France d'ici une dizaine d'années

Aujourd'hui, l'entreprise basée à Gannat dans l'Allier affiche 15 millions d'euros de chiffre d'affaires et commerce dans plus de 55 pays grâce à son site traduit en sept langues.

"Notre avenir c'est clairement l'international", affirme Olivier Bernasson. La croissance hors des frontières ne se fera toutefois pas n'importe comment.

"Nos ventes ont progressé de 200% à l'étranger l'an dernier. Là, nous faisons une pause afin de bien structurer notre développement international", explique le PDG de pecheur.com.

Aujourd'hui plus de 20% des ventes se font en dehors du territoire national, à moyen terme, ce chiffre devrait franchir la barre des 50%.

Un nouvel entrepôt logistique

Pour accompagner cette croissance, pecheur.com peut compter sur "les conseils" de son actionnaire de référence, le groupe Decathlon qui l'a racheté en 2010, même si précise le PDG, le développement se fait sur fonds propres "sans injection financière" de sa maison mère.

Il peut aussi miser sur un tout nouvel outil logistique, le nerf de la guerre, puisque toutes les livraisons partent de Gannat. « Nous avons investi dans un nouvel entrepôt de 3000 m², opérationnel depuis presque un an », explique Olivier Bernasson. Pas de quoi stocker les quelques 200 000 produits disponibles sur le site, mais ceux qui rencontrent le plus de succès auprès des clients afin de satisfaire le plus possible de commandes en 24 heures, contre deux à trois jours en moyenne actuellement. « Notre objectif est de stocker le bon produit au bon moment », résume Xavier Desvignes, responsable logistique. Le défi passe donc par une rotation rapide des articles stockés.

18 millions d'euros de chiffre d'affaires

Fidèle à sa vocation originelle, pecheur.com est donc très actif sur les réseaux sociaux, notamment à travers l'animation d'une communauté sur facebook, histoire de faire savoir, entre autres, ce que propose le site.

Ainsi organisé, pecheur.com qui emploie une cinquantaine de personnes annonce 18 millions d'euros de chiffre d'affaires pour cette année.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/11/2015 à 15:53 :
Il semblerait pourtant d'après les comptes publiés officiellement que cette entreprise ait eu recours massivement aux injections financières extérieures pour soutenir sa croissance, et ceci régulièrement depuis ses débuts, c'est une croissance à vide donc (sans marge donc) ou qui ne profite qu'à certains...

Cette croissance ressemble donc plus à une politique de la terre brûlée qu'à une "sucess story". (comme beaucoup d'acteur s'autoproclamant numéro de leur secteur sur internet d'ailleurs)

Elle se fait donc bien entendu au détriment d'autres entreprises plus traditionnelles, gérées "normalement", en bon père de famille...

Comment un travail journalistique peut-il être aussi léger ? Le journaliste ne sait-il pas lire un bilan ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :