La Fabrique Aviva : un million d'euros pour l'entreprenariat solidaire et social

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De gauche à droite : Claire-Hélène Pluvinage, Thibault de Saint Simon et Caroline Desaegher.
De gauche à droite : Claire-Hélène Pluvinage, Thibault de Saint Simon et Caroline Desaegher. (Crédits : DR)
Favoriser le développement des entreprises de l'économie sociale et solidaire. Tel est l'objectif affiché pour cette première édition de La Fabrique Aviva. L'assureur généraliste, engagé dans le développement durable, "met sur la table" un million d'euros pour les 200 projets finalistes du concours. Parmi les initiatrices, Caroline Desaegher, directrice développement durable chez Aviva France.

Acteurs de l'économie - La Tribune. Pour la première fois cette année, a été lancée La Fabrique Aviva. Une initiative dont vous êtes à l'origine avec Thibault de Saint Simon. Comment et pourquoi est né un tel projet ?

Au sein d'Aviva, nous avons lancé un fond "d'impact investing" il y a deux ans, afin d'aider les entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS) qui avaient besoin de se développer. Par conséquent, nous nous adressions aux entreprises qui avaient déjà été créées.

Or, nous nous sommes aperçus, qu'avant même de parler de développement, les entreprises rencontraient surtout des difficultés pour se constituer. Une réalité d'autant plus avérée lorsqu'elles appartiennent à des secteurs tels que le social ou l'environnement. Au contraire, il est beaucoup plus facile de trouver un financement pour le digital ou le numérique, des phénomènes plus à la mode. Au sein d'Aviva, nous faisons déjà du capital-développement, en aidant les entreprises à fonds perdu.

A cet instant est née l'idée de La Fabrique.

Le but de cette initiative est d'aider de jeunes pousses à se financer, grâce à un système de vote en ligne. Les gagnants recevront de prix allant de 5 000 à 50 000 euros. Au total, quelle somme sera allouée ?

Aviva France met un million d'euros sur la table. Il ne s'agit pas d'une avance mais d'un véritable soutien financier aux entreprises, sans aucune attente d'un retour sur investissement.

Comment s'est déroulée la sélection des projets en lice ?

Nous avons déterminé quatre grandes thématiques: l'environnement, l'emploi, le lien social ainsi que la santé. Après une première phase de dépôt des candidatures, nous avons entamé la seconde étape: le vote du public sur le site internet. Chaque porteur de projet doit maintenant mobiliser sa communauté. Le 19 février, les 200 entreprises qui auront reçu le plus de votes iront en final. Le jury décidera des 60 gagnants un mois plus tard. Les 140 entreprises qui n'auront pas été sélectionnées recevront quant à elles une aide de 2 000 euros.

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1 150 entrepreneurs ont participé. Quel regard portez-vous sur cette participation ?

Nous espérions obtenir la participation 1 000 porteurs de projets. Nous en avons comptabilisé 1 150. Par ailleurs, en une semaine, nous avons récolté 650 000 votes sur la plateforme, pour 80 000 inscrits, puisque chacun a le droit à dix votes. Nous ambitionnons le million de votes.

Quoiqu'il advienne pour la suite, le bilan est positif. Si bien que nous envisageons déjà de lancer une nouvelle saison l'an prochain.

Selon vous, peut-on parler d'une réelle envie d'entreprendre en France ?

Lors de notre Fabtour dans huit villes de France (les 22 et 23 octobre 2015 à Lyon, NDLR), au cours duquel nous avons assuré la promotion de La Fabrique, nous avons pu constater une réelle dynamique, en particulier chez les jeunes. Ils ne baissent pas les bras, au contraire. Il n'y a jamais eu autant de vocations d'entrepreneurs. Certainement aussi car cela peut être une solution contre le chômage.

Mais nous avons aussi rencontré des personnes un peu plus âgées, qui ont décidé de changer de vie. Un jour, ils ont eu une idée, et puis ils ont décidé de se lancer.

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