Joie dans le travail : à la recherche du sens perdu

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Les Français ressentent de la joie dans leur travail principalement lorsque celui-ci à un sens. C’est ce que montre le baromètre "Les Français et la joie" publié par RCF le 1er juin.

Bore-out, burn-out, harcèlement moral... Autant de mots qui font peur dans le monde professionnel. Les Français parviennent-ils à ressentir de la joie au travail ? C'est ce que tente, entre autres, d'évaluer le baromètre "Les Français et la joie"(1) réalisé par le CSA pour RCF (Radio Chrétienne Francophone).

"On voulait lancer un baromètre qui prendrait la température de comment les Français se positionnent par rapport à la joie", rappelle Philippe Lansac, directeur de RCF Lyon.

L'enquête montre que dans le domaine professionnel, la joie ne résulte pas seulement du salaire : pour 22 % des Français, c'est trouver un sens à leur métier qui leur en procure.

Baromètre RCF Les Français et la joie

Cependant, la rémunération reste importante pour 15 % des sondés, tandis que 14 % assurent que l'élément qui leur procure le plus de joie est d' "être reconnu par sa hiérarchie". Un élément éclairant, alors que le bore-out, ou épuisement professionnel pour cause d'ennui, est médiatisé. Ne plus se sentir utile crée un sentiment de dévalorisation et une absence de satisfaction dans le travail.

Le travail est peu vecteur de joie

Seuls 4 % des sondés trouvent le plus de joie dans le domaine professionnel en ayant leur propre entreprise, mais ces chiffres peuvent s'expliquer par le fait que tout sondé n'est pas entrepreneur. En revanche, un tiers des artisans, commerçants et chefs d'entreprise assurent que la vie professionnelle est leur premier vecteur de joie.

Cette donnée contraste fortement avec le reste des Français : seuls 9 % de l'ensemble de la population considère que son travail est l'élément qui lui apporte le plus de joie, lui préférant la famille (40 %), puis les petits bonheurs du quotidien (24 %) ainsi que la santé et le bien-être (24 %). La vie professionnelle arrive loin derrière, en septième position.

Baromètre RCF Les Français et la joie

Attention, cependant : ne pas ressentir de joie dans le travail ne signifie pas être malheureux. Charles Pépin, philosophe auquel RCF a fait appel dans le cadre de l'enquête, explique que la joie est plus instantanée que le bonheur :

"Comment, d'ailleurs, pourrions-nous être vraiment heureux dans un monde injuste et meurtri par le terrorisme ? La joie est plus folle, plus paradoxale que le bonheur. Au fond, la joie demeure possible même quand le bonheur ne l'est plus."

(1) "Les Français et la joie", enquête CSA réalisée en ligne du 16 au 22 mars 2016 auprès d'un échantillon représentatif de 2003 Français de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP de l'individu après stratification par région et catégorie d'agglomération.

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