Les nouvelles ambitions du Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes

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Michel Dambra (CFE CGC), vice-président et Maurice Croppi (Medef), président du Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes.
Michel Dambra (CFE CGC), vice-président et Maurice Croppi (Medef), président du Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes. (Crédits : J.J. Raynal)
Après une année de processus de fusion, les Fongecif d'Auvergne et de Rhône-Alpes fusionnent en une seule entité, le Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes. Le nouvel établissement est présidé par Maurice Croppi (Medef), l'ancien président auvergnat, tandis que le futur directeur général sera connu dans les prochains mois, au terme d'un processus de recrutement extérieur toujours en cours.

Les deux organisations régionales ont approuvé, vendredi, les traités de fusion donnant naissance à un organisme paritaire et interprofessionnel puissant (89 collaborateurs, 30 administrateurs, 130 membres dans les commissions paritaires régionales, 7 995 dossiers financés et 89,8 millions d'euros de contribution des entreprises en cumulé).

"La fusion s'est déroulée dans un état d'esprit positif et une forte mobilisation du personnel. Au premier janvier, la fusion apparaîtra neutre et invisible aux yeux de nos bénéficiaires", assure Maurice Croppi, président du Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes.

Plus d'autonomie territoriale

Le nouveau conseil d'administration veut profiter de la fusion pour enclencher un processus de réorganisation interne, au profit des territoires. Les antennes fixes qui composaient les deux réseaux (Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Valence et Clermont-Ferrand, l'ancien siège régional transformé en agence) sont maintenues. Ce sont elles qui deviendront le point d'ancrage des bénéficiaires.

"Nous étions dans un processus de centralisation. Désormais, nous souhaitons que les services généraux se mettent au service des agences. Leurs responsables vont gagner en autonomie et en responsabilités", assure le président.

Des managers qui pourraient, par exemple, se voir attribuer des pouvoirs supplémentaires dans le traitement des dossiers.

Pour insuffler cette nouvelle culture managériale, le futur directeur général, dont le recrutement extérieur est encore en cours, devra s'appuyer sur un adjoint (peut-être l'une des deux anciennes directrices des Fongecif, à confirmer) chargé également d'appliquer un management transverse.

Partenariats et projets innovants

Ces nouveaux managers auront également la charge d'imaginer et de proposer des initiatives locales.

"Nous comptons sur leur connaissance du terrain pour faire émerger des projets. Nous considérons que c'est un levier d'innovation", complète Michel Dambra, vice-président du Fongecif Auvergne-Rhône-Alpes.

L'opérateur compte également renouer le dialogue avec la Région, que la partie rhônalpine subventionnait encore jusqu'à fin 2015, dans une démarche de co-financement.

En attendant ces négociations , le Fongecif multiplie les partenariats. Il vient de signer un accord avec le Fafih Est, l'organisme paritaire collecteur agrée (Opca) des métiers de l'hôtellerie, de la restauration et des activités de loisirs. Il est chargé de mettre en œuvre des actions de formation en faveur des saisonniers et des publics en CDD.

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