IDEX : Lyon 1 dessine les grandes lignes du projet de candidature

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Frédéric Fleury en avril dernier.
Frédéric Fleury en avril dernier. (Crédits : Eric Le Roux / Université Claude Bernard Lyon 1)
Lors de la conférence de presse de rentrée de l'Université Claude Bernard Lyon 1, son président Frédéric Fleury a rappelé que le modèle d'une université intégrée était une étape nécessaire pour l'obtention du label IDEX. Alors que le dossier doit être déposé le 29 novembre, les grandes lignes du futur projet se dessinent : une gouvernance simplifiée et unique, tout comme l'offre de formation.

"L'IDEX repose sur un principe de base : nous devons avoir un projet en commun et rapprocher deux systèmes différents : l'enseignement et la recherche", détaille Frédéric Fleury, président de l'Université Claude Bernard Lyon 1, lors de la conférence de presse de rentrée de l'établissement, ce mercredi.

Fin septembre, un compromis avait finalement été trouvé entre les différentes composantes du projet IDEX Lyon Saint-Etienne porté par l'Université de Lyon, alors que Lyon 2 et Lyon 3 menaçaient de faire sécession. Le prochain modèle sera celui d'une université dite "intégrée", ou "unique".

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Alors que jusqu'à présent, les établissements et l'Université de Lyon étaient indépendants, à terme, "les composantes de l'Université de Lyon ont vocation à perdre leur personnalité morale", ajoute-t-il. "Le modèle que nous avions proposé lors de notre précédente candidature était fédéral, cette fois, nous voulons construire un même établissement, tout en gardant les spécificités", complète Hamda Ben Hadid, président du conseil académique de l'Université Claude Bernard Lyon 1.

Offre lisible à l'international

Autrement dit, il est nécessaire de garder les marques des établissements, à l'image par exemple du label ingénieur de l'INSA, mais également éviter les doublons. Dans ce sens, un travail a déjà commencé au niveau des grades master : sur les 50 masters proposés par l'Université Lyon 1, 34 sont co-accrédités avec d'autres entités et il n'existe aucune redondance.

"Nous devons restructurer l'offre des composantes afin d'obtenir une offre de formation lisible au niveau national et international", ajoute le président de l'université basé sur le campus La Doua à Villeurbanne.

"Nous sommes sur une vision globale. L'idée est que celui qui veut faire du droit sache où aller", complète Hamda Ben Hadid.

Modèle à inventer

Telle sera justement toute la difficulté d'élaboration de ce nouvel ensemble : comment garder les spécificités de chaque établissement tout en les regroupant sous une même entité ? Une difficulté d'autant plus grande que cette forme juridique n'existe pas pour l'instant, comme le souligne Frédéric Fleury :

"Ce que nous voulons construire n'existe pas au sein du code de l'éducation. Il reste à inventer." De son côté, Fabrice Vallée, vice président de la commission recherche, précise que "la cohérence se construira sur dix ans."

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Ce projet va s'inscrire dans la durée. Pour l'instant, seules les grandes lignes du modèle sont étudiées, en vue du dépôt du dossier le 29 novembre auprès du jury. S'il est accepté après un dernier examen en février, "nous aurons deux ans pour aller davantage dans le détail", indique Frédéric Fleury.

En 2019, les différents membres actuels de l'Université de Lyon pourront se positionner définitivement sur leur volonté ou non de rester au sein de l'IDEX. L'Université intégrée devrait quant à elle voir le jour en 2020, et être finalement effective en 2026.

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