Incub'Inseec à l'heure du premier bilan

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L'entrée de l'Inseec Lyon, qui héberge également l'incubateur.
L'entrée de l'Inseec Lyon, qui héberge également l'incubateur. (Crédits : Maxime Hanssen / ADE)
Lancé en octobre 2015, l'Incub'Inseec - incubateur lyonnais de l'école de commerce Inseec - accompagne actuellement six projets. Certains sont encore au stade de développement, quand d'autres commercialisent leurs produits. Un an après son lancement, la structure dresse son premier bilan.

Clara Fresnel entre dans la salle de classe située au troisième étage de l'ancien bâtiment Citroën (7e), où s'est installé l'Inseec Lyon en 2015. En face d'elle, une quinzaine d'hommes et de femmes issus du monde professionnel. Certains sont commissaires aux comptes, d'autres travaillent chez Bpifrance ou GRDF. Clara Fresnel, elle, vient tout juste de terminer ses études au sein de l'école de commerce lyonnaise.

Si elle se tient debout devant eux ce lundi 26 septembre, c'est pour défendre son idée de startup : TecHorse. Elle espère les convaincre de la pertinence de son projet - un service de e-santé adapté aux chevaux - et ainsi intégrer l'incubateur de l'Inseec, lancé il y a tout juste un an. A la clé, un accompagnement de 24 mois entièrement gratuit. Objectif réussi. A la fin de son pitch de cinq minutes, et d'une séance de questions-réponses, son projet est validé.

Luxe et nouvelles technologies

Incub'Inseec est ouvert aux étudiants ou diplômés du groupe. A l'image de l'école, il est spécialisé dans quatre domaines : le luxe, le digital et les nouvelles technologies, les vins et la gastronomie et le RSE. "Mais nous ne sommes pas fermés", rappelle Pascal Montagnon, directeur de l'incubateur.

Pour intégrer cette structure, trois étapes sont nécessaires. Après une première évaluation, les étudiants ou diplômés entrent dans une phase de pré-incubation pendant six mois maximum. Ils rencontrent des experts externes qui les aident à valider leur projet de startup. Cette seconde phase se conclut par un passage devant le comité d'engagement devant lequel les candidats doivent pitcher.

Un budget de 100 000 euros

Une fois admis, les porteurs de projet sont accompagnés gratuitement pendant deux ans. "Sur cette période, nous offrons 40 heures de consulting", détaille Pascal Montagnon. Un accompagnement qui représente un coût :

"La fondation du groupe abonde en partie, le reste est financé par le budget de l'école. Pour cette première année, le coût global est de 100 000 euros, hors équipements", indique Marion Fabre, directrice du campus lyonnais.

Un an après le lancement, le résultat est plutôt concluant. Parmi les six projets incubés, figure celui intitulé Elise et Félicie. Lucie Rollet et sa soeur ont eu l'idée de lancer leur propre marque d'huiles et de vinaigres haut de gamme. Les produits sont commercialisés dans les supermarchés de la région lyonnaise comme Carrefour ou Monoprix. Désormais, les deux jeunes femmes veulent passer à l'industrialisation.

Service

Pour l'instant, l'incubateur ne compte pas faire évoluer son modèle de fonctionnement. Quant à la question de l'ouverture à des candidats autres que ceux issus de l'école, Pascal Montagnon comme Marion Fabre estiment qu'il s'agit avant tout "d'un service que nous offrons à nos étudiants, un travail sur cette image de réseau". Peut-être un argument commercial supplémentaire pour séduire les futurs étudiants ?

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