Formation : LinkedIn et Auvergne-Rhône-Alpes planchent sur une coopération

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(Crédits : Franck Trabouillet (Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes))
Une délégation de chefs d'entreprise et d'universitaires d'Auvergne-Rhône-Alpes, emmenée par le président de région Laurent Wauquiez, en Californie, au cœur de la Silicon Valley, a été reçue par les dirigeants de LinkedIn. Dans les coulisses d'un futur accord inédit entre les deux partenaires.

Tee-shirt, mug, stylo ou même vélo aux couleurs du logo bleu et blanc. Bienvenue dans le monde de LinkedIn. Conçue pour faciliter le réseautage professionnel, pour décrocher un job, trouver des employés ou développer des affaires, l'entreprise américaine recense 400 millions d'utilisateurs dans le monde, dont 10 millions en France.

A Mountain View (Californie), dans la Silicon Valley, ses voisins s'appellent Facebook, Microsoft ou encore Google. Le réseau social, créé en 2003, est aujourd'hui valorisé en bourse à hauteur de 20 milliards de dollars. Il est courtisé par le monde entier pour sa force de frappe. Et depuis peu, par la région Auvergne-Rhône-Alpes, actuellement en visite en Californie.

Le big data pour cibler les besoins et les offres

"Ils ont de vraies bases de données sur des secteurs qui recrutent. Ils peuvent guider des gens qui s'inscrivent sur LinkedIn pour trouver un emploi. Et pour ce faire, leur offrir pour la première fois une véritable formation adaptée à leur profil et à la demande du marché, explique Laurent Wauquiez.

C'est une offre trois-en-un qui n'existe nulle part ailleurs pour le moment et que l'on pourrait proposer à la fois aux demandeurs d'emploi et aux étudiants de la région. Je voudrais qu'Auvergne Rhône-Alpes soit la première à le tester nous seulement à l'échelle de la France mais aussi de la planète !", s'enthousiasme le président de la région.

Lire aussi : Laurent Wauquiez : faire de la Région la "Silicon Valley européenne"

Si Laurent Wauquiez multiplie les pistes de travail concernant la formation, c'est que le numéro 2 de Les Républicains a fait de ce sujet un véritable cheval de bataille. Refusant de participer à la régionalisation du plan de formation proposé par le Président de la république François Hollande, il souhaite développer ses propres outils. Il envisage par exemple de s'appuyer sur les clusters et pôles de compétitivité, mais aussi sur des démarches innovantes, à l'instar de cette sollicitation envers le géant américain.

Un accord tripartite

Enfermée à l'abri des regards et de la presse, la délégation régionale d'une trentaine de participants a donc été reçue pendant deux heures par le vice-président de LinkedIn, Brian Franck et par le directeur de la plateforme de formation en ligne Lynda, propriété du réseau social. Rien n'a filtré de cette réunion préparatoire, faisant suite à de précédentes prises de contact à Lyon. Mais "elle pourrait déboucher d'ici 2017 sur quelque chose de très concret", selon le président de région.

Chez LinkedIn, le discours est plus prudent :

"Nous ne pouvons faire aucun commentaire pour le moment sur le contenu des négociations. Ce qui nous est proposé nous semble intéressant. Il faut continuer à travailler", tranche Brian Franck.

6 000 à 8 000 propositions d'affaires chaque jour

La startup a déjà signé plusieurs dizaines d'accords avec des villes des États-Unis, d'Asie et d'Europe, notamment à Manchester, pour mettre à disposition le réseau LinkedIn auprès de chômeurs ou d'étudiants dans leur quête d'emplois.

Jusqu'à maintenant, l'offre ne comprenait pas l'aspect formation. Cette nouveauté pourrait faire de la région une pionnière. Mais dans la Silicon Valley, il se murmure que 6 000 à 8 000 propositions d'affaires sont examinées quotidiennement. Seules les meilleures voient le jour. Business is business.

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Commentaires
a écrit le 11/06/2016 à 11:47 :
Il ne faut pas attendre grand chose de LinkedIn .. c'est comme Viadeo en quasi faillite,

ces réseaux sont des réseaux de bavardages incessants, leurs bases de données sont faussées par des profils multiples, certains peuvent avoir plus de 10 profils avec des adresses mail différentes,

l'on constate aussi des profils qui multiplient les contacts pour leurs envoyer des spams pour promouvoir des produits dont il est impossible de vérifier les provenances, contrefaçon, dealers en tous genres, etc ...

Pour es entreprises, les réseaux sociaux de bavardages incessants engendrent des baisses de productivités très importantes, plusieurs heures par semaines en pure pertes de temps,

l'on voit aussi circuler de fausses informations, de la VRAI désinformation ;

De tout ce manège de Wauquiez, voyage ruineux de fêtards,

il va en sortir "rien du tout" "pas grand chose" "beaucoup d'insignifiance".

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