Saint-Etienne : Une première classe en entreprise expérimentée

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ZF PWK mécacentre produit tous les mois 15 millions de pièces de rotulerie pour l'industrie automobile.
ZF PWK mécacentre produit tous les mois 15 millions de pièces de rotulerie pour l'industrie automobile. (Crédits : YP)
Une classe de première STI du lycée Etienne Mimard à Saint-Etienne a été transplantée pendant trois jours dans les locaux de l'équipementier automobile ZF PWK mécacentre. Une expérience organisée par l'UIMM Loire qui vise à intéresser les jeunes à l'industrie.

Rapprocher deux mondes, l'école et l'industrie, telle est l'ambition de l'opération « classe en entreprise » organisée pour la première fois à Saint-Etienne par l'UIMM Loire (Union des industries et des métiers de la métallurgie). Dans le cadre de cette expérimentation, 26 élèves de première STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable) se sont installés durant trois jours, du 3 au 5 novembre, dans les locaux de la société ZF PWK mécacentre. Cette usine stéphanoise de 15 000 mètres carrés, qui consomme chaque année l'équivalent en électricité d'une commune de 6 000 habitants, emploie 220 salariés et produit tous les mois 15 millions de pièces de rotulerie pour l'industrie automobile.

Des cours adaptés

Au cours de leur immersion industrielle, les jeunes ont alterné des temps de découverte « métiers » et des cours habituels (langues, technologie, physique, histoire-géographie) adaptés au contexte de l'entreprise avec le concours des salariés. Le séjour s'est achevé sur une restitution des élèves sous la forme d'un bref exposé sur l'entreprise et ses métiers.

« Les jeunes se sont bien prêté au jeu, ils ont posé beaucoup de questions », témoigne Laurent Dupont, DRH de ZF PWK mécacentre.

« La difficulté que j'ai eue au départ était davantage liée au regard des enseignants, note de son côté Paul Perrissel, directeur délégué à la formation professionnelle et technologique du Lycée Mimard. Certains même n'ont pas souhaité venir dans l'entreprise. »

La question des métiers en tension

L'objectif d'une telle initiative est d'intéresser les jeunes aux métiers de l'industrie. La plupart des métiers du industriels sont en tension. Deux raisons à cela : le déficit d'image du secteur et la pression parentale.

« Dans les 7 à 10 ans qui viennent, les besoins du secteur s'élèveront près de 100 000 personnes par an. Dans le département, on estime ce besoin à 1 200 personnes par an », explique Daniel Roché, délégué général de l'UIMM Loire.

Pour l'entreprise, l'enjeu est celui d'une bonne gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC). « Depuis 2011, nous essayons de communiquer vers l'extérieur et de trouver des potentiels pour le futur, souligne Léon Scholer, président de ZF PWK mécacentre. Il y a quatre ans, nous n'avions aucun apprenti. Aujourd'hui, nous en employons une douzaine aussi bien en chaudronnerie qu'en comptabilité ou au bureau d'études. Nos axes de développement font que nous espérons faire entrer de nombreuses compétences techniques. »

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