Pour le Medef Rhône-Alpes, la reprise passe par la stabilité

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Bernard Gaud était accompagne de Pierre Streiff, président du Medef en Isère.
Bernard Gaud était accompagne de Pierre Streiff, président du Medef en Isère. (Crédits : DR)
Des dépenses publiques qui restent élevées, un plan d'urgence pour l'emploi qui ne répond pas aux besoins des entrepreneurs ou encore l'apprentissage encore trop peu développé... Même s'il s'est voulu optimiste, Bernard Gaud, président du Medef Rhône-Alpes, dresse un tableau plus que contrasté de l'économie locale et nationale. Pour lui, pour que la reprise soit effective, les entrepreneurs doivent reprendre confiance.

"L'automne ne fait pas le printemps", répète Bernard Gaud, président du Medef Rhône-Alpes. "Avant les événements de novembre, nous pouvions imaginer une légère reprise, mais la situation aujourd'hui ne s'est pas améliorée." Pourtant, selon les chiffres publiés par l'Insee vendredi 29 janvier, la croissance de la France atteint 1,1 % pour l'année 2015. Une croissance jamais atteinte depuis quatre ans.

Mais Bernard Gaud a volontairement décidé d'adopter "une tonalité agressive par rapport au discours ambiant", explique-t-il avant d'illustrer :

"La réalité d'aujourd'hui n'a pas changé. Par exemple, les dépenses publiques atteignent 1 241 milliards d'euros. Le gouvernement a juste décidé d'en réduire la progression."

Autre signe marquant, le mauvais climat ambiant, selon Bernard Gaud : le transport, dont l'activité a ralenti au dernier trimestre.

"C'est une mauvaise surprise, signe d'une économie ralentie", estime-t-il.

Besoin de "stabilité"

Malgré tout, il ne faut pas s'y tromper :le responsable patronal se dit "optimiste". Ainsi, pour lui, le million d'emplois, revendiqué par Pierre Gattaz et son pin's, peut être atteint si les conditions sont réunies.

Lire aussi : Le Medef s'accroche au million

Parmi les modalités évoquées, la "confiance en la stabilité" des normes et des règles du travail. Avec en tête, l'exemple de l'apprentissage.

En 2012, le gouvernement a dans un premier temps décidé de diminuer les aides, avant de revenir sur cette décision face à l'impact négatif sur les embauches. Pour le président de l'organisation patronale en Rhône-Alpes, ce n'est pas tant cette diminution qui est en cause, mais bien l'impact psychologique qu'a eu cet aller-retour sur les entrepreneurs.

Dans l'industrie, "le redémarrage passe par l'apprentissage"

Or, à l'heure où l'industrie est en difficulté dans la région, malgré un chiffre d'affaires en légère progression de 4 % au 3e trimestre 2015, "le redémarrage ne pourra passer que par l'apprentissage."

Quant au plan d'urgence pour l'emploi, Bernard Gaud n'y croit pas :

"Sur la forme, déjà, c'est un peu surprenant, car on sait depuis des années qu'il s'agit d'un problème majeur", souligne-t-il.

Par ailleurs, selon lui, les entreprises n'ont pas tant besoin d'aides à l'emploi. Avant d'embaucher, conclut-il, "le premier critère est le carnet de commandes."

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Commentaires
a écrit le 01/02/2016 à 19:33 :
Certes, je suis de l'avis des patrons : il faudrait profiter des avantages des crises. Mais pas des inconvénients... Faites-vous patrons dans la finance : actuellement, ça rapporte à fond.

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