Eydolon, le show-room du secteur de la réalité virtuelle française

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(Crédits : Mélanie Belmonte)
Porté par VR-Connection, un GIE qui regroupe plus de 30 professionnels français du secteur de la réalité virtuelle, Eydolon est un espace d'expériences en réalité virtuelle. Le premier show-room du secteur vient d'ouvrir à Villeurbanne, à proximité de Lyon. Une vingtaine de lieux similaires devrait fleurir en France au cours de l'année 2017.

L'espace est neutre, presque vide. Seul trône, au cœur du centre de loisirs Exalto Parc, à Villeurbanne, ce qui semble être un fauteuil de dentiste ultra sophistiqué - en réalité, une chaise à moteur rotatif 6 axes. Plus loin, des RoVR, des petits tapis avec des capteurs qui synchronisent les mouvements réels dans l'univers virtuel, entourés de barrières, sont disposés le long d'un mur.

Chez Eydolon, pas besoin de beaucoup de surface pour vivre une course folle contre la montre à bord d'un véhicule d'une compagnie de taxi, neutraliser des robots dans une arène sportive ou se prendre pour un hamster friand de donuts. Tout ce passe dans la tête - ou presque - grâce à un casque VR (pour réalité virtuelle) sur le nez et des écouteurs adaptés sur les oreilles.

Expériences immersives exclusives

Ces expériences immersives, exclusivement distribué dans le réseau Eydolon, ont toutes été développées au sein de VR-Connection. Ce GIE, fondé en novembre 2016 par Alexandre Ibanez (IBA&Co) et Ian Toullec (Bialistok&CO), regroupe 35 signataires. Et représente un potentiel de compétences diverses de près de 500 personnes.

"Nous avons l'ambition d'organiser et faire collaborer l'ensemble de l'ecosystème pour se donner des opportunités tant financières que structurelles", explique Alexandre Ibanez, co-fondateur de VR-Connection.

Ainsi, le réseau est capable de répondre aux demandes du marché, même si chaque entité reste indépendante.

"Mettre 50 personnes sur un projet au lieu de 5 collaborateurs change rapidement la donne notamment face aux grands groupes", poursuit Alexandre Ibanez.

Vitrine du secteur

Après Lyon, le GIE ambitionne d'ouvrir, sous licence de marque, une vingtaine de centres en France en 2017, dont Paris, Marseille, Grenoble, Angoulême et Toulon. Ainsi constitué, ce réseau sera la vitrine du secteur à destination du grand public comme de ses entreprises qui pourront y faire valoir leurs innovations. Et devrait ouvrir prochainement un bureau de représentation à Lyon.

Le GIE travaille actuellement sur deux projets d'envergure, l'un dans le domaine de la formation, l'autre dans celui du sport. De ces innovations, il tirera des expériences dont il fera profiter les utilisateurs de ses salles.

"D'un côté, nous abordons la reproduction de gestes techniques, de l'autre les sensations et l'action. Nous pourrons en tirer des expériences très intéressantes pour le grand public", affirme Alexandre Ibanez.

Charte éthique

Pour intégrer le GIE, les co-fondateurs ne demandent pas d'engagements financiers. Mais exigent un contrat moral qui respecte une charte éthique stricte, proscrivant les expériences à caractère traumatisant, le sang ou évinçant les innovations qui pourraient entraîner des problèmes de nausées, équivalentes au mal des transport.
Eydolon réfléchit aux impacts de la VR sur l'organisme. Il a décidé d'interdire ces expériences aux moins de 13 ans.

"Avant 13 ans, nous savons, parce que nous avons travaillé avec des experts, qu'il leur est plus difficile de faire la différence entre le réel et le virtuel. Il y a eu trop d'abus dans les jeux vidéos, nous voulons imposer une ligne de conduite au secteur", poursuit le co-fondateur.

Pour se développer, le GIE a choisi la levée de fonds (1 M€ réalisé auprès d'investisseurs, entre 3 et 10 M€ à venir avec la BPI). Parmi ces investisseurs, le lyonnais Laurent de la Clergerie, président du Groupe LDLC.

"Outre notre partenariat technique, j'ai personnellement investi dans le GIE car je suis convaincu par cette nouvelle technologie, d'avenir. J'imagine, par exemple, des réunions en réalité virtuelle entre l'Europe et la Chine, avec la traduction simultanée des conversations", commente, enthousiaste, l'entrepreneur.

Ce dernier a utilisé la VR pour visualiser le rendu final de son futur siège social et son groupe pour faire visiter son école à d'éventuels candidats lors du dernier salon de l'Etudiant de Lyon.

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