[Startups de l'été 2/5] L'appli SameSame veut révolutionner la communication entre voyageurs

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L'application SameSame permet d'échanger grâce à des images.
L'application SameSame permet d'échanger grâce à des images. (Crédits : SameSame)
Acteurs de l'économie-La Tribune vous propose chaque semaine, durant l'été, le portrait d'une startup qui accompagnera, bousculera ou révolutionnera votre été. Deuxième épisode de la série, avec l'application SameSame, qui permet de traduire des mots en images, afin de plus facilement se faire comprendre lors des voyages à l'étranger.

"Lorsque nous étions au Vietnam, Alexandre cherchait un chapeau. Mais il n'arrivait pas à se faire comprendre, si bien qu'une commerçante lui a même rapporté un casque de moto. Finalement, il a eu l'idée de lui montrer une photo, et là, elle a compris."

Ce qui aurait pu rester une simple anecdote est finalement en passe de devenir une entreprise. Car, en rentrant en France en septembre 2015 après son voyage, Alexandre Boulmé a l'idée de transformer son aventure en une application. Nommée SameSame, elle permet de mettre des images sur les mots. Rapidement, son amie de voyage, Lorraine Alamartine, le rejoint. Lui est au développement de l'application, elle au marketing et à la communication.

800 images

Après une première version test fin janvier 2016, l'application a été officiellement lancée en juin par le duo. Entre les deux versions, ils améliorent l'expérience utilisateur, augmentent le nombre d'images qui atteint aujourd'hui les 800. Depuis le lancement de SameSame, 150 personnes l'ont téléchargée : "Nous avons des Français, mais aussi un Iranien ou des Américains", raconte Lorraine Alamartine.

L'interface est facile d'utilisation : il suffit de taper le mot que l'on souhaite imager dans une barre de recherche, ou de passer par une des six catégories d'images. Parmi elles, transport, alimentation, urgence...etc. L'utilisateur pourra par exemple trouver une photo...d'huile de vidange. "Cela arrive souvent, lors des road-trips d'avoir besoin de ce genre d'informations", sourit Lorrain Alamartine.

SameSame application

Il est également possible de dessiner l'objet de sa recherche si le mot n'existe pas dans la base de données. "Ensuite, nous récupérons cette recherche qui n'a pas abouti, afin d'améliorer le service."

Diversification

Pour l'heure, les jeunes entrepreneurs ne tirent pas de revenus de leur application. Dans les mois à venir, ils souhaitent constituer leur entreprise afin de commencer à "réaliser des investissements, aller plus vite, être plus efficace." Jusqu'à maintenant, tout avait été réalisé en interne. Ils ont également remporté 6 000 euros après avoir gagné un concours organisé par Toulouse Business School, 1 000 euros dans le cadre de Lyon Startup ou encore un prêt à taux zéro, sans garantie, dans le cadre d'un concours organisé par le Crédit agricole.

Leur business model se base essentiellement sur les revenus tirés de l'application : celle-ci est payante, au prix de 2,99 euros. Mais ils n'excluent pas une possible évolution du modèle, en cas notamment d'élargissement de leur offre.

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Si à l'origine ils souhaitaient se centrer sur les voyages, "nous nous sommes rendu compte que l'outil pouvait s'adapter à d'autres profils auxquels nous n'avions pas pensé, comme par exemple les personnes autistes, sourdes ou malentendantes", énumère la jeune femme.

Universel

Pour se développer, les deux entrepreneurs sont accompagnés au sein de l'incubateur Jean Moulin, et chez Pulsalys, dont le rôle est de mettre en relation des chercheurs et des entrepreneurs afin de faire sortir la technologie des laboratoires.

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Ainsi, des chercheurs lyonnais les assistent actuellement pour élaborer des suites d'image, qui pourraient former des phrases.

"Ils nous aident également à comprendre les différences iconographiques entre les pays. Une même icône n'a pas forcément la même signification en France et au Vietnam."

Lorraine Alamartine et Alexandre Boulmé souhaitent également développer des gifs et vidéos. Parce que finalement "l'image est le seul langage universel."

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