L'association Lyon French Tech officiellement lancée

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Patrick Bertrand, président de Lyon French Tech
Patrick Bertrand, président de Lyon French Tech (Crédits : Laurent Cérino/ADE)
La venue d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État au numérique, le 11 mai à Lyon, a été une aubaine pour la filière lyonnaise du numérique puisqu'une semaine après, ce mercredi, l'association Lyon French Tech a été officiellement créée. Elle fédère la plupart des acteurs numériques de la Métropole.

L'association Digital Grenoble a été lancée il y a près de 5 mois désormais, dans la continuité des annonces des territoires labellisés French Tech. A Lyon, le délai a été un peu plus long que prévu pour y parvenir.

« Un long processus, collaboratif, contributif et équilibré pour que chacun puisse conserver le périmètre de ses actions », justifie Karine Dognin-Sauze, vice-présidente de la Métropole de Lyon en charge du développement numérique.

Mais depuis ce mercredi, Lyon possède enfin son association baptisée Lyon French Tech, fédérant la plupart des acteurs numériques du territoire de la Métropole. Sa vocation étant d'« organiser et valoriser la contribution de l'écosystème local à l'excellence numérique français ».

Triangle d'or French Tech

Trois grands axes sont inscrits dans la feuille de route  : « Promouvoir l'écosystème numérique et l'innovation du territoire lyonnais ; animer l'écosystème des acteurs de la French Tech autour d'événement mieux identifiés entre autres ; développer l'attractivité du territoire et les relations entre startups et entreprises, et servir de vitrine et de porte d'entrée nationale et internationale ».

« Tous les grands écosystèmes dans le monde se constituent autour de ce Triangle d'or et bénéficient d'un soutien des pouvoirs publics », annonce son président Patrick Bertrand.

Le directeur général de l'éditeur de logiciels Cegid vient d'être élu par le conseil d'administration constitué des membres fondateurs (entreprises, cluster, pôle de compétitivité, accélérateurs, établissements d'enseignement supérieur, etc.). Des membres qui apportent la somme de 180 000 euros pour le fonctionnement annuel de l'association dont les locaux, avant l'ouverture de La Halle Girard au début de l'année 2017, se trouve dans le 2ème arrondissement.

L'image « Girls in tech »

Depuis sa labellisation Métropole French Tech en novembre 2014, le comité de pilotage cherchait à poursuivre la dynamique impulsée par l'initiative gouvernementale. Et pour faire fonctionner et articuler son action, une gouvernance se devait d'être mise en place. Annoncée le 9 mars dernier, la création de l'association Lyon French Tech existe officiellement depuis ce jour. Suite à l'assemblée générale constitutive, Virginie Delplanque a été choisie au poste de déléguée générale de l'association.

Après Léthicia Rancurel, directrice de TUBA Lyon ou encore Carole Granade, présidente de BoostInLyon, c'est une nouvelle femme à la tête d'une organisation numérique. « À Lyon, nous poussons ainsi l'image "girls in tech" », se réjouit Patrick Bertrand.

Une ouverture vers Saint-Etienne

Lyon French Tech souhaite aussi s'engager dans une démarche d'ouverture métropolitaine.

« La logique est évidemment de faire en sorte que Lyon ne soit pas autocentrée », affirme son président.

Comprendre : « Saint-Etienne est la bienvenue ». « Ils ont de très bons secteurs et leur dynamique est magnifique », assure Patrick Bertrand. Signe d'un rapprochement « numérique » qui pourrait être effectif dans les mois à venir avec Saint-Etienne, après celui avec l'Aderly et OnlyLyon. Lors de la visite ministérielle la semaine dernière à Lyon, son maire Gaël Perdriau avait tenu à faire le déplacement.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2015 à 23:03 :
Eh oui, si Saint-Etienne se ralliait à Lyon ce serait bien... notamment pour les start-up stéphanoises qui se retrouvent involontairement et malheureusement impliquées dans la querelle d'egos entre les deux villes.
a écrit le 20/05/2015 à 19:27 :
Hallucinant!!
Malgré les millions de subventions, la création d’une multitude d’incubateurs, de pépinières, de clusters, de pôle de compétitivité, la mise en place de comités nationaux sur le numérique ou le Big data, nous avons été dans l’incapacité de passer à une autre dimension.
Notre engagement est resté jusqu'alors proche de zéro dans toutes ces grandes mutations, fondées sur la désintermédiation et la remise en cause des rentes de position, qui bouleversent l’ensemble de l’économie.
En quoi une enième 'technostructure", même hâtivement « ripolinée » à la couleur de l'entreprise et du numérique, va y remédier si nous y retrouvons les mêmes acteurs que dans les autres «technostructures»?

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