PermiGo, l'auto-école 2.0 qui casse les codes

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(Crédits : DR)
La startup lyonnaise propose un service d’auto-école numérique et flexible pour ses clients. En révolutionnant les usages, elle souhaite réduire les coûts et démocratiser l'obtention de l'examen.

Emmanuel Macron souhaite libéraliser le permis de conduire. Une jeune startup n'a pas attendu le ministre de l'Economie pour révolutionner le secteur. Le concept de PermiGo ? "Permettre aux usagers de passer le permis à moindre coût et de façon plus flexible grâce à l'utilisation des nouvelles technologies", explique Serge Haroutiounian, l'un des deux cofondateurs de PermiGo. Incubée à l'EMLyon, elle vise un million d'euros de chiffre d'affaires pour l'année 2015.

Services numériques et mobilité

Agrémentée seulement depuis décembre 2014, cette auto-école nouvelle génération propose un service numérique qui s'adapte aux contraintes des personnes. L'inscription, le code, la réservation des heures de conduite, le paiement et le suivi de la formation se font exclusivement en ligne.

Elle met au cœur de sa stratégie la mobilité. Autour de l'unique boutique située à Lyon dans le 6eme arrondissement, des moniteurs sont affilés à certaines zones géographiques de la Ville. Ainsi, les candidats peuvent changer de secteur en fonction de leur emploi du temps, et prendre leur cours à proximité de leur travail ou de leur domicile. "Nous permettons la mobilité aux clients. Cependant, dans un souci d'efficacité et afin de travailler avec les mêmes moniteurs, nous conseillons de se fixer au maximum sur trois zones", explique Serge Haroutiounian. Et pour assurer le suivi, fini le carnet de conduite. Les moniteurs sont équipés de tablettes numériques.

PermiGo propose notamment un forfait "classique", composé de 20 heures de cours de conduite, la présentation illimitée aux examens. Elle facture 690 euros pour cette prestation. Actuellement, l'auto-école ne peut présenter que quatre candidats par mois, ce qui parait peu pour permettre aux "bons" candidats "d'obtenir leur permis dans un moyenne de 4 à 5 mois".  "Ce quota va fructifier automatiquement. Plus on présentera de candidats à la préfecture et plus nous obtiendrons de créneaux", estime le cofondateur de l'entreprise.

Un business plan ambitieux

Pour réduire les prix, l'entreprise souhaite jouer sur plusieurs leviers. Elle limite, dans un premier temps, ses investissements salariaux et matériaux. Actuellement, elle est composée, pour son antenne lyonnaise, de quatre collaborateurs, dont un responsable pédagogique en CDI et deux moniteurs indépendants diplômés. C'est sur ces derniers, généralement équipés de leur propre véhicule de travail, que l'entreprise souhaite s'appuyer pour  développer son activité. "Mais dans un second temps, une fois que nous aurons atteint le seuil de 80 % de réservation sur le planning, nous nous tournerons vers le salariat avec l'objectif de 100 employés d'ici trois ans en France", détaille Serge Haroutiounian , qui est passé par les bancs de l'Idrac Lyon.

Avec un local unique, la startup réduit ses frais, tout en rayonnant sur l'ensemble de la Métropole de Lyon, alors que ses concurrents traditionnels disposent parfois de sept ou huit magasins. "Avec notre principe, notre marché est plus grand, contrairement aux auto-écoles qui sont traditionnellement attachées à un quartier", avance le jeune entrepreneur. Par ailleurs, le maintien d'un local, outre l'obligation légale, permet selon lui de rassurer les clients. C'est aussi un lieu de perfectionnement au code, en complément de l'enseignement numérique: " nos formateurs proposent lors de ces séances un suivi ciblé des élèves, en fonction de leur entrainement sur le net. Ils peuvent ainsi travailler efficacement sur leurs points faibles", souligne l'entrepreneur.

30 villes françaises

Avec déjà 66 apprentis conducteurs en un mois et demi, "l'entreprise est en avance sur son business plan", estime-t-il. Dotée d'un capital de 72 000 euros, puis soutenue par un prêt de 100 000 euros, la startup vise un million d'euros de chiffre d'affaires d'ici fin 2015 et 300 clients sur la Métropole de Lyon. Avant d'imaginer réaliser une levée de fonds entre "500 000 et un million d'euros", pour assurer son développement : en multipliant les partenariats (Uber, EM Lyon, Central Motor, etc.) et en se déployant dans les autres villes de France. 30 PermiGo stores d'ici 2018 sont prévus, avec en ligne de mire, Paris, dès avril 2015. Et un œil rivé sur le Parlement : "la nouvelle loi pourrait valider l'existence des auto écoles en ligne et ainsi nous donner une plus grande légitimité", espère Serge Haroutiounian.

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Commentaires
a écrit le 03/08/2017 à 15:29 :
J'ai une amie qui a été chez Permigo il y a de ça 2 ans, apparemment c'était pas mal mais un manque d'organisation sur certains points. Moi, je me suis inscrit il y a 3 mois, et j'ai eu mon code de la route il y a 3 semaines, le support pour le code est assez bien fait, je crois que ça a été racheté il y a peu. Je ne pourrais pas vous dire sur l'ensemble, mais j'ai eu 3 leçons de conduite avec un moniteur, très gentil et patient, je vous redirais pour la suite !
a écrit le 23/11/2015 à 17:55 :
Approximativement avez vous une date, un mois pour un permigo store à Marseille ? Dans un futur proche ? Ou plutot debut milieu ou fin 2016? Merci beaucoup
a écrit le 23/11/2015 à 17:54 :
Approximativement avez vous une date, un mois pour un permigo store à Marseille ? Dans un futur proche ? Ou plutot debut milieu ou fin 2016? Merci beaucoup
a écrit le 16/02/2015 à 18:22 :
et les rdv pédagogiques en salle???
a écrit le 12/02/2015 à 21:18 :
Quel sont les contrats des moniteurs cdd, cdi? La profession de moniteur auto entrepreneur est illégal pour info. Urssaf.
Une fois l argent encaisser dans 3 mois le site ferme le bureau aussi et les élèves ont tout perdu. Les dirigeants eux sont riche et recommencerons ailleurs. C beau le tout numérique.
Réponse de le 13/02/2015 à 17:29 :
Les moniteurs sont en CDI ou ils sont moniteurs indépendants, statut légal. Nous n'allons pas fermé, soyez en assuré. Nous sommes en train de demander la garantie financière, par ailleurs. merci pour votre remarque.
a écrit le 12/02/2015 à 18:24 :
66 apprentis conducteurs pour 4 places par mois?!
Clairement certains vont attendre des mois avant d'obtenir une date.
Réponse de le 13/02/2015 à 17:33 :
Nous avons 4 places au départ. Ce nombre augmentera progressivement à partir d'avril.

Par ailleurs, dans la majorité de nos formules, nous présentons nos élèves en candidat libre comme indiqué sur notre site. Le délai est de 6 mois par examen. Nous sommes transparents avec nos élèves sur ce point. Le délai est marqué sur notre site.
a écrit le 12/02/2015 à 15:50 :
Le permis est beaucoup trop cher! Et l'attente intolérable. Merci à eux d'essayer de faire bouger les lignes. Et bon courage, car ils vont en avoir besoin.
Réponse de le 12/02/2015 à 18:28 :
Ils ne vont pas régler le problème de l'attente. 66 candidats pour 4 places par mois. Certains vont attendre des mois avant de passer et j'espere pour eux qu'ils n'échoueront pas.
Réponse de le 13/02/2015 à 17:34 :
Merci Francky pour votre soutien, nous faisons le nécessaire pour bouger les choses. ;)
a écrit le 12/02/2015 à 9:33 :
1 million de CA et 300 inscription cela veut dire 3333 € par candidat.... Et pourtant je n'ai pas fait l'IDRAC ! Pour info la loi Macron n'est pas passé et le député Savary (rapporteur du projet) ne valide pas ce type d'enseignement
Réponse de le 13/02/2015 à 17:38 :
L'article précise 300 inscrits à Lyon. Comme nous implantons d'autres villes courant 2015, cela nous permet d'envisager ce niveau de chiffre d'affaires. Nous avons un agrément donc la loi macron ne remet pas en cause notre existence. Merci pour vos remarques.
a écrit le 12/02/2015 à 8:11 :
A 690 euros/ êtres vous sur que çe n'est pas le candidat qui demande ca place en préfecture ? D'où le passage des examens en illimité mais un délai d'attente extrêmement long ? Combient coût une formation chez eux si on passsage avec leurs places d'examens ? Pas sûr que cela n'augmente pas le tarif ? Concernant leurs il en auront plus si les résultats en 1 er et 2 eme demande code ont réussi et pour la partie conduire faut également un bon taux de réussite! L'article ne vas pas au fond du problème et n'expose pas tout ! Sur les 66 inscript combien on obtenu leurs permis depuis l'ouverture fin décembre ? Les heures sont en illimité aussi ? On parle du forfait 20h comme tout ce qui existe mais au delà ? Prix de l'heure de conduite ? Le client paye un forfait mais le forfait un composé de quoi ? Pour le,moment dans çe que je lis c'est une ae comme tout le reste avec des endroit ou sa va bloqué car le système d'attribution des place de permis ne vais pas. Et la seul grand révolution çe que élevé çe débrouille sur le net ne vas a l'agence obligatoirement , je suis meme pret a parier qu'il paye tout d'avance avant de consommé ces prestations ,le suivi des moniteurs ? Reste à vérifier !

J'espère avoir une réponse
Réponse de le 12/02/2015 à 9:22 :
mdr il faut savoir qu on ne peut passer son permis qu avec minimum 21 h obligatoire en traditionnel et en moyenne il faut 37 h donc vous pouvez monter le tarifs vous pouvvez rajouter 15 a 17h de plus a 40e de l heure soit mini 600e de plus ,soit entre 1280 et 1370 ,pour ce qui est des moniteurs diplomés il ya des bons et des tres mauvais donc le diplome ne veut rien dire,et presentations illimités aux examens, renseignez vous, vous n 'avez le droit maximum qu a 5 passages pratiques ensuite vous recommencer tout depuis le debut et pour ce qui est des tablettes trop couteuses et pas fiable du tout rien en vaut un bon carnet de suivi lol
C 4st beau d'etre journaliste et de ne pas poussez ses investigations jusqu'au bout
Réponse de le 12/02/2015 à 17:51 :
Au lieu de parler du journaliste, essayer de taper sur Google " Permigo "
Vous verrez que vous trouverez les réponses a vos questions sur leur site...
Réponse de le 19/02/2015 à 10:21 :
Comme beaucoup de gens, ces entrepreneurs pensent qu'ils vont facilement se faire de l'argent sur le dos des enseignants et élèves, mais pense-t-il réellement que les auto-écoles n'y avaient pas pensé elle-même ?

Dès lors que le recours à des moniteurs indépendant ne sera plus assimilé à du salarias déguisé par l'URSSAF, toutes les auto-écoles en place feront de même et l'offre sera tellement grande que ces sociétés n'auront qu'une faible part du gâteau et abandonneront par manque de bénéfice suffisant.

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