Entr’UP veut améliorer la compatibilité entre associés

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Thomas Dickelé, Vincent Mendes et Jean-Baptiste Esbelin cherchent avec Entr'UP à créer des relations pérennes entre associés.
Thomas Dickelé, Vincent Mendes et Jean-Baptiste Esbelin cherchent avec Entr'UP à créer des relations pérennes entre associés. (Crédits : Laurène Perrussel-Morin)
Entr’UP, startup incubée à Lyon, aide les associés de différents projets à trouver une bonne entente pour développer leur activité. L’outil qu’elle a développé, à la fois technologique et humain, tente d'anticiper les points de friction potentiels.

L'incompatibilité entre associés est la cause première de 65 % des échecs d'entreprise, d'après une enquête réalisée auprès de 6 000 startups et publiée en 2013 dans The Founder's Dilemma de Noam Wasserman. C'est de ce constat que sont partis Vincent Mendes, Thomas Dickelé et Jean-Baptiste Esbelin lorsqu'ils ont fondé Entr'UP.

Solution technologique

La startup, originaire de Paris et désormais installée à Lyon, dit agir comme "un tiers de confiance" : elle analyse les points de friction potentiels entre associés et propose aux entrepreneurs une solution basée sur le dialogue. Son volet technologique repose sur l'Ace (Associates Compatibility Experience), qui permet d'étudier la compatibilité des associés grâce à des mises en situation.

Revendre un jour le projet est-il envisageable ? A quelles conditions accepter un sponsor pour un événement organisé par l'entreprise ? Chaque associé explique ses choix sur le site d'Entr'UP qui simule des discussions téléphoniques ou des échanges email. Ses réponses sont ensuite analysées pendant 3 à 4 heures.

"On n'exprime pas les résultats sous forme de pourcentage, car il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponse", précise Thomas Dickelé.

Un accompagnement humain pour les entrepreneurs

Pour tester leur produit, les trois fondateurs ont fait appel à un duo d'associés en apparence parfaitement complémentaire : Michel de Rovira et Augustin Paluel-Marmont, créateurs de la marque de produits alimentaires Michel et Augustin.

"Sans même se consulter, ils donnaient des réponses très semblables, qui prouvent qu'ils ont longtemps discuté ensemble", se rappelle Vincent Mendes.

Leur complémentarité, vérifiée par le test Ace, reste le résultat d'un travail commun. C'est à cette phase de développement que l'équipe d'Entr'UP souhaite contribuer, en proposant un accompagnement humain aux entrepreneurs qui la sollicitent. Le cabinet d'avocat MAGS et le cabinet de conseil en recrutement Lincoln Associates peuvent ainsi venir en aide aux associés qui souhaitent améliorer leurs relations.

Bénéficier de ces services coûtera 980 euros aux équipes de deux à trois personnes. Le prix est ensuite échelonné sur le nombre d'associés. Un produit d'appel, sans analyse poussée des réponses, est proposé à 190 euros. Le public visé est varié : il s'agit d'une part d'entrepreneurs déjà associés ou à la recherche d'un associé et d'autre part d'investisseurs, qui voudraient vérifier qu'ils ont la même conception du projet que les entrepreneurs qu'ils pourraient aider.

Partenaires du réseau Entreprendre

C'est pendant leur incubation à BoostInLyon que les trois associés d'Entr'UP ont mesuré l'importance de la complémentarité dans leur projet après avoir lancé en janvier 2015 un site de matching destiné aux étudiants qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat : Entr'UP Match. Depuis, 3 000 jeunes entrepreneurs et futurs entrepreneurs se sont inscrits sur le site, et 400 mises en relation ont été effectuées. Avec l'Ace, il s'agissait pour les trois associés d'aller plus loin.

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Aujourd'hui partenaires du réseau Entreprendre Rhône, ils ont mis l'Ace dans sa version sans accompagnement à disposition de l'association de chefs d'entreprise. Il s'agira d'un outil d'aide à la prise de décision pour le Comité d'Engagement, qui décide de l'entrée des entreprises dans le réseau sur la base de dix entretiens.

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Bien que les trois associés jugent qu'il est encore trop tôt pour communiquer sur le chiffre d'affaires d'Entr'UP, plusieurs institutions leur ont déjà fait confiance dans le cadre de la levée de fonds de 300 000 euros qu'ils ont réalisée pour se financer. C'est le cas de Guillaume Mulliez (DIMO Software) et du business angel Angels for Tech.

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