Humaninnov lance des Labs d'innovation sociale

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Le premier Lab organisé par Humaninnov à l'INSEEC s'était tenu au début de l'année 2016.
Faire émerger de nouvelles manières de casser codes en entreprise. Tel est l'objectif des Lab imaginés par la fondation Humaninnov pour l'innovation sociale afin de penser l'entreprise de demain.

Le 7 avril dernier, une centaine de personnes s'était rassemblée sur le campus de l'Université Jean Moulin. A cette heure-là, la plupart des étudiants avaient déjà quitté les locaux de la faculté. Mais d'autres s'étaient glissés parmi les participants du second Lab inter-génération organisé par la Fondation Humaninnov pour l'innovation sociale.

Intelligence collective

Une rencontre basée sur l'intelligence collective, autrement dit sur "le partage d'expériences entre des personnes qui viennent d'horizons différents", comme la définit Yannick Jarlaud, coordinateur du Lab et directeur commercial et marketing chez Ayming. Patricia Ardillier, présidente fondatrice d'Humaninnov, complète :

"L'intelligence collective devient une nouvelle façon de faire : plutôt que de proposer des innovations, nous allons repérer les expériences d'entreprises qui fonctionnent réellement. Plutôt que de se dire que rien ne va plus, nous souhaitons plutôt faire émerger ce qui va bien."

D'où l'idée de ces Lab où jeunes, personnes plus âgées, entrepreneurs, chômeurs ou institutionnels se côtoient au cours d'une soirée pour faire émerger des concepts d'innovation sociale. Ce soir d'avril, il s'agissait de penser l'adaptabilité dans le recrutement.

Think and do tank

Les projets qui émergent de ces rencontres n'ont pas pour visée de rester sur les tablettes ou feuilles de papier. D'ailleurs, ils sont pitchés devant un jury, raconte Patricia Ardillier : "comme pour une startup vous allez vendre votre projet".

La dernière innovation retenue est le principe d'une "chasse au trésor" lors de l'entretien de recrutement. L'idée est que les postulants partent à la rencontre des différents services de l'entreprise à laquelle ils postulent. Cette chasse au trésor permet d'évaluer leur capacité à trouver des informations dans l'entreprise, à percevoir les codes de l'entreprise et à s'y adapter.

Lire aussi : Comment Waoup casse les codes de l'innovation

Le but étant que ces procédés soient ensuite intégrés au sein des entreprises classiques. "Avant d'être une fondation, nous sommes un think and do tank", illustre Yannick Jarlaud.

"Ces Lab doivent donner ensuite envie aux entreprises d'appliquer les solutions qui émergent", continue Patricia Ardillier.

EDF ou Lafarge se sont déjà montrés intéressés pour appliquer un des concepts développés lors de ce dernier Lab.

Du mécénat à l'autofinancement

Pour l'heure, ces laboratoires d'innovation sociale sont financés via la fondation Humaninnov mais aussi par des entreprises "qui nous ont suivies comme Casino ou Adecco", indique Patricia Ardillier.

La Direccte propose également une aide financière. Mais "si nous sommes partis avec du mécénat, à terme nous voudrions être en capacité d'autofinancement, en proposant par exemple des formations et pourquoi pas des prestations", avance la présidente.

Toujours dans cette logique de réflexion autour des grands enjeux de l'entreprise, le prochain Lab qui devrait se tenir à l'automne à Lyon puis à Paris traitera du mieux vivre en entreprise.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2016 à 14:17 :
Bonjour,
Quand je suis rentré dans l'entreprise EDF, nous venions d'horizons différents avec des expériences différentes, ce qui contribuait à la richesse intellectuelle et pratiques de cette entreprise, or depuis 25 ans la politique du recrutement ne permet plus de garder cette diversité, ce sont des cabinets de recrutements qui' s'en occupent, privilégient des profils, des réseaux, l'ascenseur social interne est devenu si compliqué qu'il est devenu trop sélectif, seuls les diplômés ont une petite chance d'évoluer. Le système arrive à bout de souffle. D'ailleurs dans les années 80, 5 à 6 tranches par an étaient couplées au réseau, aujourd'hui, nous n'arrivons plus à construire une seule tranche, de là, à la coupler....Les personnes recrutées actuellement au niveau central de l'entreprise n'ont aucune connaissance du monde du travail ou de l'outil industriel mais ils sont diplômés, mais un diplôme n'a jamais donné l'intelligence et le sens pratique, mais ils dirigent les destinées de l'entreprise, on voit où elle en est aujourd'hui...
L'entreprise est régie par tellement de procédures que l'agent a du mal à réaliser la moindre chose, vive les entreprises prestataires...
Que dire également des cabinets de recrutement, quelle est leur connaissance du monde industriel et de la complexité de cette industrie du nucléaire?
Que dire du management de nos services, beaucoup sont devenus managers car c'était la suite logique dans leur carrière mais cela ne s'improvise pas, la confiance se mérite, elle ne décrète pas.
La reconnaissance est à la tête du client et du réseau auquel il appartient ou encore au syndicat...vive l'ambiance!
Avant de parler de l'avenir de l'entreprise, 'il est important de considérer ceux qui la composent, et leur façon de s'y sentir, où est l'esprit d'entreprendre ou d'innovation aujourd'hui, si le temps est encore donné?
Cordialement.

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