Agathe Zebrowski et Sylvain Lhuissier, justiciers solidaires

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(Crédits : Laurent Cérino/ADE)
Ils auraient pu occuper un poste d'ingénieur dans une grande entreprise après leurs études à Centrale Paris, mais Agathe Zebrowski et Sylvain Lhuissier ont fait le choix de se tourner vers l'entrepreneuriat social et solidaire. Ils viennent de créer Chantiers-Passerelles.

L'entrepreneuriat : une philosophie qui anime depuis « toujours » Agathe Zebrowski, et apparue sur « le tard » pour Sylvain Lhuissier. Diplômé de l'École Centrale Paris, le duo s'est engagé depuis plus d'un an dans le projet Chantiers-Passerelles.

L'origine de cette initiative remonte à l'engagement de Sylvain, alors étudiant, bénévole au sein du Groupement étudiant d'enseignement aux personnes incarcérées.

« Je me suis rendu compte de l'inefficacité du monde de la prison », dénonce-t-il.

Le déclic. Les deux jeunes âgés de 24 ans ont donc travaillé sur une solution à l'incarcération, animés par l'envie « d'agir pour une justice humaine et efficace en donnant un second souffle au travail d'intérêt général (TIG), une alternative intelligente à la prison ».

Meilleure acceptation de la peine

Avec leur association, ils donnent la possibilité à la personne condamnée, de valoriser sa peine de TIG sur un CV, comme une expérience professionnelle.

« Leur travail n'est pas rémunéré, il doit pouvoir alors être valorisé pour permettre à la personne de se reconstruire », souligne Agathe Zebrowski.

Une démarche qui demande une meilleure acceptation de la peine par l'ensemble de la société, notamment des structures qui accueillent la personne condamnée.

« Les mentalités évoluent et les entreprises prennent le sujet de plus en plus à cœur contrairement à avant ou personne n'osait en parler », estime Sylvain Lhuissier.

Mieux rebondir

Incubée à Lyon, au sein de Ronalpia, Chantiers-Passerelles offre une plateforme en ligne destinée aux structures proposant du TIG, des offres pour les condamnés, ou encore un partage d'expériences. Elle accompagne également les personnes en fin de peine à travailler sur leur projet professionnel pour mieux rebondir.

Avec leur démarche, les deux jeunes entrepreneurs démontrent par ailleurs que « des ingénieurs peuvent aussi apporter des solutions concrètes à un sujet sociétal ». Des ingénieurs devenus des entrepreneurs engagés.

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