Anona : la startup du "don gratuit"

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Capture d'écran du site web d'Anona
Capture d'écran du site web d'Anona (Crédits : DR)
Anona, une jeune pousse implantée à Lyon, propose une nouvelle plateforme de dons en ligne financés par la publicité. Elle espère devenir un nouvel outil caritatif.

Internet, la publicité, et le caritatif, à priori aucun rapport entre ces trois éléments. La startup lyonnaise Anona en a fait la synthèse en lançant en mars dernier une plateforme de "dons gratuits".

"Le principe est simple : il suffit de choisir sur le site, l'action ou l'ONG que vous voulez soutenir. Après le visionnage d'une publicité, vous pouvez cliquer pour valider un don qui ne vous aura rien coûté", détaille Frédéric Ollier, 28 ans, fondateur de l'entreprise. Titulaire d'un master en management à l'IAE de Lyon, iI s'est associé avec un professionnel du web.

Des pubs et des clics

L'idée a germé fin 2013. "Dans le monde caritatif, j'ai constaté qu'il n'y avait pas eu de grandes évolutions. Je me suis dit qu'avec le web, il y avait certainement des possibilités", précise Frédéric Ollier.

"Nous vendons des espaces publicitaires et l'idée, c'est d'utiliser une infime partie des budgets publicitaires pour l'orienter vers une action caritative. Nous pouvons rendre ce temps passé devant un spot utile et on lui donne du sens."

Anona est donc, à la base, une plateforme de visionnage de spots publicitaires, la société facture les vues des vidéos à ses clients, puis reverse ensuite aux ONG partenaires une partie de la somme, entre 50 centimes et un euro par don. Pour le moment, Triangle International, la fondation Wikipédia et Planète Urgence sont les trois premières ONG partenaires d'Anona. Une "Urgence Népal" s'est également rapidement imposée après le terrible séisme du 24 avril dernier. Les fonds iront à une organisation qui sera déterminée par les internautes.

Une forme complémentaire du don

Du côté des annonceurs, les premiers clients de la société sont des entreprises comme Maped, Somfy ou la station des Arcs. "Pour l'annonceur, c'est aussi de la communication et une façon d'améliorer son image", insiste Frédric Ollier. "Anona ne remplacera pas le don classique et spontané. C'est une forme complémentaire de dons et qui peut être utile à des associations et ONG qui n'ont pas une grande visibilité", poursuit-il.

Incubée chez Boostin Lyon, la startup est actuellement dans la logique de construire une communauté d'internautes actifs. Anona a développé également une application mobile dédiée. En date du 25 mai, plus de 6 000 dons ont été effectués via le site. Frédéric Ollier se donne un semestre pour dresser un premier bilan et une année pour valider son modèle.

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