Industrie du futur : Michelin et des centres universitaires créent FactoLab

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(Crédits : Sonia Reyne/ADE)
Trois laboratoires de recherche universitaires clermontois et le groupe Michelin créent un laboratoire commun de recherche et développement, le FactoLab. Ils travailleront sur la coopération homme-machine.

"FactoLab mettra en œuvre un programme de recherche et développement à moyen et long terme sur la coopération homme-machine, notamment dans les domaines de la cobotique et des nouvelles technologies numériques" a annoncé Terry Gettys, membre du comité exécutif, directeur de la recherche et du développement du groupe Michelin.

Associé au groupe pneumatique, l'Institut Pascal (Université Clermont Auvergne, CNRS, SIGMA), le Lapsco (Université Clermont Auvergne, CNRS) et le Limos (Université Clermont Auvergne, CNRS, Mines Saint-Etienne) sont les trois partenaires de Michelin pour ce laboratoire public-privé dédié à l'industrie du futur.

Cobotique et nouvelles technologies

"L'objectif est de développer des robots collaboratifs et des dispositifs connectés au service des opérateurs de production, afin d'éliminer une partie des tâches physiquement pénibles ou génératrices de stress et d'améliorer, ainsi, le confort de travail", promet Michel Dhome, directeur du laboratoire Factolab.

Ce programme permettra de prolonger et d'amplifier les premières expérimentations déjà en cours sur les sites industriels du groupe Michelin de Cholet en France et de Valladolid en Espagne, "dont les premiers résultats se sont révélés positifs", remarque Maude Portigliatti, directrice scientifique Michelin.

"Nous allons lever les verrous scientifiques, mettre l'innovation au service de l'homme, de la performance et de l'attractivité de l'industrie, au service du bien-être des opérateurs au travail", se félicitent les partenaires.

Lire aussi : Dominique Foucard (Michelin) : "L'industrie du futur doit donner plus d'autonomie aux ouvriers"

Pour les laboratoires publics partenaires, FactoLab permet d'enrichir les coopérations en bénéficiant d'un cadre et de l'adosser à un groupe à visibilité internationale. Pour le groupe Michelin, la création de FactoLab ouvre la possibilité de travailler avec les meilleurs chercheurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans des domaines tels que les sciences cognitives.

"Il s'inscrit dans une stratégie partenariale très active développée depuis plusieurs années pour amplifier la puissance et la vitesse d'innovation du groupe" remarque Terry Gettys.

Un million d'euros de budget

FactoLab devrait faire travailler dans un premier temps douze personnes et bénéficier d'un budget d'un million d'euros en 2017. Des projets d'envergure européenne devraient voir le jour un peu plus tard.

Gouverné par un comité d'orientation, qui approuvera le programme des travaux de recherche et supervisera leur réalisation, FactoLab est composé de six membres : trois représentants de la recherche académique et trois représentants du groupe Michelin. La direction opérationnelle de FactoLab est assurée par Michel Dhome, directeur de recherche au CNRS et directeur du LabEx ImobS3 (projet collaboratif né dans le cadre des Investissements d'Avenir).

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