Jaunisse du nourrisson  : un textile utilise la lumière pour soigner

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(Crédits : NeoMedlight)
NeoMedLight, filiale de Brochier Technologies, met sur le marché son premier produit textile utilisant la lumière pour soigner. Le BiliCocoon a obtenu son marquage CE en septembre et sa commercialisation est assurée par des distributeurs spécialisés.

NeoMedLight, qui propose une nouvelle approche de la photothérapie, met sur le marché le BiliCocoon. Ce produit textile, le premier de la société, s'adresse à l'ictère (jaunisse) du nourrisson. Son marquage CE a été délivré en septembre dernier avec un décalage de quelques mois par rapport au calendrier initial.

Ce dispositif a été soumis à des essais cliniques à l'hôpital de Boggota, en Colombie, où Nathalie Charpak, pédiatre, a généralisé la méthode "kangourou" remplaçant la couveuse, équipement en nombre insuffisant là-bas. A la façon de cet animal, la mère réchauffe  son bébé prématuré en le tenant, peau contre peau, sur son torse.

Cinq pays européens

Avec le BiliCocoon, la relation mère/enfant est préservée. Elle peut garder contre elle son nouveau-né enveloppé dans ce textile lumineux relié à un générateur électrique. Le tissu est fourni par Brochier Technologies, actionnaire majoritaire de NeoMedLight, à l'origine de la technologie Lightex. Elle repose sur une  double innovation brevetée : tissage de la fibre optique et injection de la lumière remontant à la surface du tissu lumineux mais pas chaud.

NeoMedLight, basé à Villeurbanne, dans le Rhône, a confié la vente du BiliCocoon à des distributeurs spécialisés dans les maternités. Dans un premier temps, cinq pays ont été ciblés : France, Allemagne, Royaume-Unie, Italie et Espagne. Outre-Atlantique, la société annonce le prochain dépôt d'un dossier d'homologation auprès de la FDA (food and drug administration).

Un autre projet

NeoMedLight a, par ailleurs, commencé des travaux sur le Lightex appliqué aux mucites ou mucosités orales. Ces inflammations de la muqueuse orale, qui sont des effets secondaires des traitements anti-cancéreux.

"La lumière a un effet analgésique et de réparation", indique Pierre Saint Girons, directeur général de la société. "Nous avons mis au point un prototype en interne. Nous essayons d'obtenir de Bpifance un prêt innovation pour poursuivre le développement de ce projet".

Prêt innovation

NeoMedLight s'apprête à recruter un septième collaborateur (un directeur commercial) et va engranger ses premiers revenus d'ici à la fin de l'année. Pierre Saint Girons anticipe 1 million d'euros de chiffre d'affaires sur 12 mois glissants. Début 2015 la jeune pousse avait finalisé un financement de 3 millions d'euros (en augmentation de capital et dettes) auprès AGC Management/Viveris, Institut Mérieux, Hara et Simba Santé.

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