Demain, tout et tous uberisables ?

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(Crédits : Reuters/Kai Pfaffenbach)
La société du salariat, fondée pour répondre au besoin de protection et de mutualisation du risque au sein de l'entreprise, vit une mutation fondamentale, qui a pour nom uberisation. Sa généralisation est-elle plausible ? Est-elle seulement souhaitable ? Comment normaliser le phénomène ? Cette nouvelle donne, tour à tour vantée et vilipendée, fait figure de nirvana ou d'épouvantail. Analyse, alors que le secrétaire d'Etat chargé des Transport, Alain Vidalies, reçoit ce lundi à 10h l'ensemble des plateformes VTC comme Uber, ainsi que les chauffeurs, afin de trouver une solution au conflit qui s'envenime depuis jeudi.

Publié le 15/11/2016. Actualisé le 19/12/2016.

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a écrit le 20/12/2016 à 9:56 :
Le souci aujourd'hui, ce n'est pas tant le travail indépendant en lui-même, qui réclame certes un encadrement législatif plus protecteur, mais surtout:
- le décalage entre ces travailleurs indépendants peu protégés et des salariés et fonctionnaires hyper-protégés, source d'injustice sociale et de conflits larvés.
Faire cotoyer dans un établissement d'enseignement supérieur, des travailleurs indépendants intervenants (souvent auto-entrepreneurs) en recherche de toujours plus d'heures de cours, et des profs (agrégés ou pas, docteurs ou pas) qui eux fuient les heures de cours (notamment devant de grands amphis) au bénéfice d'acitivités de recherche, n'est pas un gage de cohésion sociale... d'ailleurs ces 2 catégories de personnels ne se fréquentent jamais.
Réponse de le 20/12/2016 à 12:38 :
Plus généralement, le secteur privé s'adapte, parfois à marche forcée, à la nouvelle économie. Tout le monde se rend compte maintenant que c'est l'emploi salarié qui était l'exception et cela remet aussi en question une organisation de société issue de l'après guerre. Que l’État assure le rôle Régalien est indispensable et incontestable, mais il doit également participer à la régulation du système économique qui fonde la société. Et cela n'est plus faisable à l’échelle d'un pays, d’où l’intérêt de préserver l'union Européenne à tout prix.
Certes le problème est aussi celui de l'inertie de notre administration, mais des réformes sont possibles, si menées de manière égalitaire. Là les arguments et les objectifs sont confrontés à l’inégalité de l’ultralibéralisme. Il faut donc trouver un modèle fédérateur de la société, à mi chemin entre Énarchie et Anarchie.
C'est le rôle du politique, mais malheureusement je ne vois pas d'homme, ou de femme providentiels à l’horizon. A défaut d'un Roosvelt visionnaire et rassembleur, on risque de se retrouver avec des nationalistes ou des réactionnaires au pouvoir. Cela ne résoudra rien, bien au contraire, car on n'a plus les moyens d'un repli sur soi.

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