E-commerce : Miliboo.com vise une introduction en bourse

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La première Miliboutik à Paris
La première Miliboutik à Paris (Crédits : DR)
Tout juste installé dans un nouveau siège social, le vendeur de meubles en ligne Miliboo annonce son entrée en bourse pour aller chercher le financement de nouvelles boutiques. Basée en Haute Savoie, l'entreprise espère lever entre 7 et 10 millions d'euros d'ici la fin de l'année.

Miliboo vise une introduction en bourse pour la fin de l'année sur Alternext Paris. Fondée en 2007, l'entreprise revendique un positionnement à part dans l'univers des e.commerçants de meubles.

« Nous avons notre propre équipe de designers et un atelier de prototypage. Tous nos meubles sont conçus en interne, seule la fabrication est sous traitée », explique Guillaume Lachenal, PDG de Miliboo.com.

40% de croissance annuelle

De plus, pour garantir des délais de livraisons très courts - toute commande passée avant 15 heures est envoyée le jour même - Miliboo.com ne lésine pas sur la capacité de stockage. « Notre entrepôt basé à Fos-sur-Mer s'étend sur 18 000 mètres carrés », précise le PDG.

Le concept fait mouche. Miliboo.com, qui a réalisé14.2  millions d'euros de chiffre d'affaires sur son dernier exercice, affiche une croissance moyenne de 40 % par an. Pour accompagner cette hausse, Miliboo vient de quitter Pringy pour Chavanod (Haute-Savoie), où sont désormais installées les 50 personnes qui travaillent au siège de la société.

Une dizaine de personnes restent basées en Asie pour assurer le suivi des fabrications de la marque. Reste que désormais, le développement de la marque haut savoyarde de meuble, n'est plus exclusivement fondée sur la vente en ligne. Car même si celle-ci ne s'essouffle pas, les clients sont de plus en plus nombreux à demander à voir.

Une première boutique test

« Nous vendons des produits qui sont des éléments de confort. De fait, notre clientèle nous demande de plus en plus de pouvoir voir et tester », constate Guillaume Lachenal.

Une revendication désormais satisfaite. Du moins pour les Parisiens, puisque la première Milibootik vient d'ouvrir rue de Réaumur. Un espace de 600 mètres carrés au sein duquel, la marque enseigne présente ses produits, mais aussi son savoir faire technologique.

« Toute la technologie disponible sur notre site est présente dans notre boutique. Notre objectif est de fusionner les canaux entre le site et ce point de vente. La technologie est ainsi mise au service des clients et des équipes », résume le PDG.

La milibootik 100% connectée

Personne ne sera donc surpris de trouver dans la Milibootik des kiosques et tablettes permettant de consulter l'ensemble du catalogue. Plus inédit en revanche, le lien systématique fait entre le site et la boutique, notamment grâce à l'outil de conception 3D.

« Les clients qui ont désigné leurs meubles et imaginé leur intérieur sur le site avec la 3D peuvent voir le résultat en boutique, puisque nous leur fournissons des lunettes 3D », fait valoir le PDG.

Certains seront peut être surpris de sentir leur smartphone vibrer lors de leur passage devant un canapé ou une commode pour leur signaler qu'ils bénéficient d'une réduction. Du coté de l'équipe, chaque vendeur dispose sur sa tablette de l'historique des ventes et des points de satisfaction comme de litiges éventuels rencontrés par chaque client. « Cela nous permet d'être bien plus pertinents dans nos conseils », justifie Guillaume Lachenal.

Le concept va faire des petits

Testé à Paris depuis quelques mois, ce concept tient ses promesses. « Nous ouvrirons d'autres Milibootik, en France, mais aussi en Europe », annonce dores et déjà Guillaume Lachenal, qui se refuse de préciser quelles sont les villes présentes sur sa liste. « Nous affinons le positionnement géographique en fonction, notamment de celui nos ventes », élude t-il.

Gourmandes en investissement, même si le PDG refuse de d'en communiquer le montant- ces boutiques ne devraient pas être plus qu'une ou deux dizaines, parce que Miliboo.com reste fermement attaché à son modèle économique fondé sur la vente en ligne. Pour financer ces points de vente, la société mise sur le marché boursier. Même si le timing ne semble pas des mieux choisi compte tenu des évènements géo politiques, le Haut Savoyard pourrait entrer en bourse avant la fin de l'année en espérant y lever entre 7 et 10 millions.

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