Un cadastre énergétique pour la Vallée de Chamonix

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Le propriétaire de chaque parcelle peut connaître son potentiel de production d'énergies renouvelables.
Le propriétaire de chaque parcelle peut connaître son potentiel de production d'énergies renouvelables. (Crédits : Navitas Consilium SA)
La communauté de communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc et la ville suisse de Martigny viennent de se doter de la plateforme web PlanETer, qui répertorie l'énergie renouvelable la plus adaptée à chaque bâtiment de ces territoires.

Quelle est la consommation énergétique de chacun des 10 000 bâtiments répertoriés sur la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc et la ville de Martigny (Suisse) ? Le nouvel outil de cartographie en ligne PlanETer est capable de donner une réponse, mais aussi quelle énergie pourrait être produite sur chaque parcelle. La plateforme web présente ce potentiel pour les différentes énergies renouvelables : solaire, géothermique et éolienne, bien que cette dernière soit marginale sur ces territoires de montagne.

Coopération transfrontalière

Disponible depuis début septembre, PlanETer est le résultat d'un projet mené durant deux ans par les deux collectivités française et suisse, pour un coût total de 400 000 euros réparti à quasi égalité entre les deux porteurs de projet. PlanETer a été développé par la société suisse Navitas Consilium SA, une entreprise essaimée (spin-off, en anglais) du Centre de recherches énergétiques et municipales (CREM) basé à Martigny.

« Vous entrez une adresse, vous cliquez sur la parcelle, et vous voyez directement ce qui peut être produit comme énergie renouvelable », décrit Éric Fournier, le maire de Chamonix, qui a lui-même appris la surface de panneaux solaires qu'il pourrait installer à son domicile... et la quantité de mégawatts qui pourraient être produits.

Les consommations de chaque bâtiment sont estimées à partir de données réelles ou statistiques. De leur côté, les capacités à produire des énergies renouvelables ont été évaluées, notamment en tenant compte de la cartographie et des éventuelles interdictions d'utilisation pour certaines sources d'énergie.

Un guide pour les particuliers

En croisant ces données, le site de PlanETer indique ainsi pour chaque bâtiment la source d'énergie la plus adaptée, compte tenu de sa consommation réelle ou supposée. De plus, l'internaute a aussi accès à des informations sur les aides disponibles en vue de profiter des potentiels de sa parcelle. « Cela ne rimerait pas à grand chose si on n'aidait pas à aller vers les énergies en question », explique Éric Fournier.

La communauté de communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc et la ville de Martigny comptent en tirer une meilleure vision de leurs consommations et de leurs ressources énergétiques. Elles ambitionnent aussi de guider de manière concrète les choix des particuliers qui construisent ou rénovent leur habitation. « Nous nous apprêtons à intégrer cet outil au plan local d'urbanisme », indique le maire de Chamonix.

Le cadastre numérique pourrait s'étendre au Val d'Aoste, lui aussi membre de l'Espace Mont-Blanc, l'initiative de coopération transfrontalière réunissant 35 communes sur les trois pays.

Un accès à simplifier

PlanETer n'est toutefois accessible qu'aux utilisateurs d'ordinateurs équipés des systèmes d'exploitation Microsoft et Apple... qui doivent pour cela installer le logiciel Microsoft Silverlight sur leur machine. « Ce n'est pas normal, reconnaît Éric Fournier. L'accès devra être simplifié. Cet outil doit s'adresser au plus grand nombre. »

Le cadastre énergétique territorial PlanETer est accessible sur le site de la communauté de communes de la Vallée de Chamonix.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2015 à 11:42 :
De toute façon faire du vert dans cette vallée est une utopie ... depuis que l'on sait que plus de 75% des particules fines mesurées proviennent localement du chauffage au bois et non des nombreux camions transitant par le Mont Blanc. Il faut cesser de véhiculer des âneries pour GOGOS. Sauf que le gaspillage financier pour ces soit disant bonnes actions profitent à certains aux frais des contribuables.
a écrit le 24/09/2015 à 11:13 :
bravo pour utiliser une techno depassee... Meme microsft a abandonne silverlight ....

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