Le "25", un nouvel incubateur à Lyon lancé par Lyon III et Alptis

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(Crédits : DR)
L'université Lyon III lance un nouvel incubateur. Contrairement à ses deux autres structures dédiées au développement de projets entrepreneuriaux, celui-ci est focalisé sur les startups matures, en phase critique ayant déjà lancé leur activité. Hébergé dans les locaux de l'assureur Alptis, il se veut un lieu ouvert à tous les jeunes porteurs de projets, et pas seulement les étudiants de cette université.

"Il n'y a pas de bannière. Le but est de faire progresser l'entrepreneuriat. La logique de chapelles ne tient donc pas." C'est ce qu'affirme Alain Asquin , le 1er vice-président de l'université Lyon III, à l'occasion de la présentation d'un nouvel incubateur, le "25", en référence à l'adresse des locaux, le 25 cours Albert Thomas (Lyon 8ème), siège du groupe d'assurance Alptis. Cet espace a pour but de mixer les profils, s'ouvrant à tous les étudiants, notamment ceux du programme Beelys, et en mettant les porteurs de projets dans un environnement professionnel.

Un incubateur entre amorçage et accélération

Lyon III possède déjà deux incubateurs, situés au 22 et 24 rue Rollet. Ils sont dédiés au démarrage, à la maturation des projets, s'inscrivant dans la catégorie "start". Le "25" est pour sa part réservé à des initiatives plus avancées, se focalisant sur des startups ayant déjà attaqué les marchés, mais qui ont encore besoin d'accompagnement. Ce dernier est donc beaucoup plus individualisé, portant sur l'organisation et la structuration de l'entreprise. Pour cela, deux salariés à temps pleins sont détachés, dont l'objectif imagé est "d'éprouver le modèle, de secouer la machine pour voir si les boulons ne partent pas", avance M. Asquin.

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Cinq startups seront hébergés dans ce lieu. Biodegr'AD, Buzeo, Sioou, Healthy Way et Constant et Zoé. Pour Sarah Da Silva Gomes, fondatrice de cette dernière, il s'agissait d'assurer la transition entre la fin de son processus d'incubation à Ronalpia, et la marche suivante, celle d'une indépendance totale. "C'est pour moi un accompagnement en termes de bureaux, mais aussi  en termes de réseaux", explique la lauréate 2015 du Prix du projet de l'esprit d'entreprendre décerné par Acteurs de l'économie -La Tribune.

Interaction entre Alptis et incubés

Mais les porteurs de projets pourront également bénéficier de l'expérience des salariés d'Alptis. "Le but est de leur faire profiter de notre écosystème, en donnant à ceux qui démarrent des conseils et des réflexes d'une entreprise plus structurée", détaille Jean-Paul Babey, directeur général d'Alptis.

Pour l'assureur, héberger ces jeunes entrepreneurs dans ses locaux lui permet "d'avoir la fraicheur des idées, d'imaginer les choses différemment afin de vaincre les nombreuses contraintes d'une entreprise établie".

Un financement par le mécénat

Le dessein est également de créer des liens avec les autres programmes de recherche lyonnais. Par exemple, la startup Sioou, qui propose des bijoux éphémères via une technique de tatouage, pourrait bénéficier de l'aide de Pulsalys, l'accélérateur d'innovation de la SATT de Lyon-Saint-Etienne. C'est en tout cas le souhait du dirigeant de Lyon III.

Au niveau du financement de l'incubateur, si le budget de la structure n'a pas été communiqué, il se basera fortement sur le mécénat. "Pour un euro dépensé, nos en levons l'équivalent de deux par le mécénat", rappelle Alain Asquin.

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