Alter'Incub lance son troisième appel à projets

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(Crédits : Décideurs en région)
L’incubateur de projets socialement innovants accompagne des porteurs de projets souhaitant mettre l’économie au service du social.

Porté par l'Union Régionale des Scop, Alter'Incub, financé par des fonds européens et régionaux, revendique un positionnement unique : l'incubation de projets socialement innovants. « Nous sélectionnons des projets qui apportent des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales. Et ce, en favorisant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et usagers », résume Guillaume Moutet, chargé de mission d'Alter'Incub.

Une quinzaine de projets en cours de gestation

Lancé en 2012, dans le sillage d'une première expérience conduite en région Languedoc Roussillon, cet outil fixe son rythme de croisière sur l'accompagnement d'une quinzaine de jeunes pousses. Le chargé de mission explique :

« Lors du premier appel à projet, nous avons retenu 5 projets. Nous avons aujourd'hui 6 entreprises en cours d'incubation, l'idée est d'en sélectionner 5 à 10 nouvelles chaque année pour abriter en permanence une quinzaine de porteurs de projets ».

Bien qu'hébergé au sein de l'URSCOP, l'incubateur ne pose aucune condition sur la forme juridique que prendra la future entreprise. « Nous n'avons pas de condition statutaire, seule l'innovation sociale concentre notre attention. Nous travaillons pour cela à partir de douze critères qui nous permettent de sélectionner des projets qui peuvent être tout aussi bien portés par des personnes physiques que des collectivités ou des laboratoires de recherche et des associations », explique Guillaume Moutet.

10 000 euros par projet

Derrière cette volonté d'ouvrir la porte à des porteurs de projets issus d'horizon différents, se cache la volonté de favoriser les coopérations au service de l'innovation sociale. Et au final de prouver que ces projets peuvent  mettre l'économique au service du social, tout en restant des entreprises du secteur marchand à part entière. « Notre souhait est véritablement de favoriser les transferts de compétences entre les laboratoires et le champ socio-économique. Ce positionnement est unique », revendique Guillaume Moutet. 

Pour parvenir à ses fins, Alter'Incub peut mobiliser jusqu'à 10 000 euros par projet. « Nous disposons à la fois de ressources internes pour accompagner les entrepreneurs et nous pouvons également faire appel à des partenaires extérieurs, sur des besoins très précis », fait valoir le chargé de mission. Une fois sélectionnés, les porteurs de projet disposent de 18 mois pour amener leur idée à maturité. « Les six premiers mois sont une sorte de phase de test, c'est pourquoi si la pertinence ou la viabilité d'un projet  n'est pas confirmée durant cette phase, nous préférons le faire sortir », précise celui qui accompagne au jour le jour les porteurs de projets rhônalpins.

Un réseau d'échange de bonnes pratiques

Exclusivement ouvert à des acteurs régionaux, Alter Incub n'agit pas moins en circuit fermé. Outre les prestataires extérieurs, l'incubateur peut également compter sur le soutien des deux autres incubateurs régionaux positionnés sur l'innovation sociale en Languedoc Roussillon et Poitou Charente. « L'objectif est de travailler en réseau afin de partager les bonnes pratiques, de tisser des liens entre les différents projets, mais aussi à terme de favoriser les essaimages de nos entreprises respectives d'une région à l'autre », ambitionne le chargé de mission de l'incubateur Rhônalpin. Les porteurs de projets socialement innovants ont jusqu'au 6 juin pour se faire connaitre auprès d'Alter'Incub.

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