GE Hydro/Alstom : le site est bloqué ce mercredi matin

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(Crédits : DR)
Alors que le site de General Electric Hydro de Grenoble est toujours menacé de suppressions d'emplois, les salariés continuent de se mobiliser.

La contestation monte d'un cran. Des salariés de GE Hydro/Alstom bloquaient ce mercredi matin l'entrée de leur entreprise à Grenoble pour dénoncer le "silence" autour du plan social concernant 345 des 800 postes de ce site de production de turbines hydroélectriques, a-t-on appris auprès des syndicats.

"Depuis 6H00 ce matin, tous les tourniquets sont enchaînés et l'entrée principale est bloquée par des engins", a déclaré à l'AFP Claude Villani (CGT), ajoutant que "la direction a envoyé à tous ceux qui ont un portable professionnel un SMS ou un mail pour leur conseiller de rester chez eux travailler".

Selon le syndicaliste, "pas mal de salariés voulaient faire une action forte depuis longtemps" car "l'exaspération monte et la montre tourne".

Le délai légal de consultation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) s'achève le 19 novembre et avant cela, l'option d'achat des actions prêtées par Bouygues à l'Etat dans Alstom - qui permettrait une intervention directe du gouvernement - s'arrête le 17 octobre.

Silence du gouvernement

Lundi, Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Industrie qui avait suivi le dossier General Electric/Alstom, est venu à la rencontre des salariés. Il a notamment plaidé pour une solution de la part de l'Etat :

"Après la fusion Siemens-Alstom (annoncée la semaine dernière, ndlr), il y a une prime de 4 euros par action et un dividende exceptionnel qui sera versé de 4 euros par action, soit 8 euros pas action. Si l'Etat n'exerce pas son option d'achat d'actions (de Bouygues), il se prive de 380 millions d'euros de gains possibles", a-t-il expliqué.

M. Villani a déploré "le mutisme total" autour de la situation d'un fleuron industriel qui participe à la transition énergétique.

Pour Nadine Boux (CFE-CGC), cette action intervient après de nouvelles interpellations de la direction du site ou de la filiale par les salariés mardi.

Depuis le démarrage du PSE, l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT et CGT) dénonce l'absence de négociations avec la direction qui campe, selon eux, sur un plan social dur avec des conditions de départ a minima et sur des justifications économiques qu'elle conteste.

Cette après-midi, de nombreux élus sont venus manifester aux côtés des salariés.

(avec AFP)

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