Laurent Wauquiez à bout de souffle

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Crédits : Laurent Cerino/ADE
Crédits : Laurent Cerino/ADE (Crédits : DR)
L'enquête qu'Acteurs de l'économie - La Tribune publie le 28 juin révèle une région Auvergne-Rhône-Alpes à terre depuis que Laurent Wauquiez en a pris les rênes il y a 18 mois. Ses procédés managériaux, organisationnels et sociaux, son exercice de l'autorité et de la gouvernance, son positionnement idéologique sont vitupérés. Et même frappés d'obsolescence à l'aune du bouleversement méthodologique et politique que promet la transformation démocratique initiée par le Président Macron et relayée au sein du gouvernement et de l'Assemblée nationale. A seulement 42 ans, le brillant "possible" futur président des Républicains est-il dépassé ? Disqualifié ?
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Au boulot, maintenant. Oui, passées les festivités, le triomphe électoral d'Emmanuel Macron à la présidentielle puis de La République en marche aux législatives à la fois manifeste et soulève une espérance, qui dicte dans les mêmes proportions un impérieux devoir de faire. Non seulement de faire, mais de faire autrement. Et c'est dans la substance de cet adverbe que se concentre celle de l'aggiornamento annoncé, de la transformation promise.

Car c'est bien à la capacité de matérialiser et de prolonger dans les actes législatifs et exécutifs l'intuition qui féconda la naissance d'En marche !, qu'est conditionné le devenir de cette douce révolution. Or, parmi les nombreux facteurs qui prévalurent, deux émergent particulièrement : celui d'une manière singulière, en l'occurrence bienveillante, enthousiaste, innovante, en apparence authentique, de penser un programme politique et une campagne électorale ; celui, surtout, d'une correspondance singulière entre d'une part l'exercice démocratique propre à la constitution et à l'organisation du mouvement - tout du story telling n'est pas "que" image -, d'autre part l'exigence d'une démocratie renouvelée telle qu'une grande partie des votants l'a exprimée et surtout que les mutations sociologiques de la société française la façonnent.

Désacralisation de la fonction politique

A l'égard des nouveaux élus de la démocratie représentative, cette citoyenneté en (r)éveil semble prête à comprendre beaucoup, à accepter beaucoup, à pardonner beaucoup. A condition qu'elle saisisse en eux une volonté sincère et honnête, un engagement de considération et de respect, une probité intellectuelle et morale, une humilité et même une humanité qu'elle pense dissouts depuis des décennies dans l'arrogance, l'impunité, l'inaccessibilité, l'instrumentalisation.

A LIRE |  Laurent Wauquiez et la Région Auvergne-Rhône-Alpes : le chaos

Emmanuel Macron a repéré, conceptualisé puis victorieusement exploité la pression populaire en faveur de la désacralisation de la fonction politique. L'exigence d'une équité entre citoyens et élus, l'aspiration à une interpénétration de ces deux composantes de la démocratie atteignent un degré inédit ; à ce titre, le profil des candidats LREM à la députation sélectionnés par la commission d'investiture - pilotée par un Jean-Paul Delevoye incarnant les propriétés humaines, morales et intellectuelles réclamées par l'électorat -, mais aussi le casting de l'exécutif gouvernemental - en dépit des vicissitudes de François Bayrou, Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard et Richard Ferrand promptement jugulées - et même le style de communication employé favorisent leur exaucement.

Responsabilité considérable

Son histoire politique, philosophique et culturelle, sa réalité géographique, économique et sociale ne confèreront jamais à la France d'épouser les coutumes politiques régulièrement plébiscitées des pays d'Europe du nord, et d'ailleurs rien n'indique que ce modèle de démocratie soit approprié aux particularismes de l'Hexagone ; en revanche, cette démythification de la "chose politique" est irréversiblement... en marche, et commande à son architecte Emmanuel Macron et à ses artisans ministres et parlementaires une responsabilité considérable : celle sinon de réussir, au moins de ne pas échouer.

Car toute perception, dans la conscience citoyenne, que l'espérance aura pu résulter d'une manipulation, d'une duperie ou d'un artifice marketing prophétiserait un chaos démocratique aux inestimables dégâts.

Malaise profond

Besoin de sincérité, de considération, de respect, de probité intellectuelle, de conscience morale, d'humilité, d'humanité... faisant face à la réalité de l'arrogance, de l'impunité, de l'inaccessibilité, de l'instrumentalisation : c'est la mise en perspective de cet écart d'appréciation qui synthétise l'enquête conduite au sein de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et que publie le 28 juin Acteurs de l'économie - La Tribune.

Recueillies à l'extérieur - cénacles décisionnels politiques, économiques, entrepreneuriaux, syndicaux - et à l'intérieur - représentants du personnel, "simples" salariés, élus de tous bords, et même membres de l'exécutif - de la collectivité administrée par Laurent Wauquiez depuis dix-huit mois, les démonstrations d'un malaise profond préfigurateur d'un climat de rupture s'accumulent.

Otage

Certes, l'homme fort du Puy-en-Velay peut revendiquer un indéniable succès : celui d'avoir engagé l'assainissement des finances de l'institution, jusqu'à dépasser sur 2016 et 2017 le seuil cumulé de 150 millions d'euros de réduction des coûts de fonctionnement. Mais à quel prix ? Déficit organisationnel et climat social empoisonné, dialogue social inexistant et méthodes managériales anathématisées, pratiques "clientélistes" et arbitrages budgétaires idéologiques : ce coût est renchéri par le double sentiment que l'institution ne poursuit pas de "vision" et est otage des ambitions politiques nationales de son président. Lesquelles font désormais l'objet d'un rejet viscéral à l'aune du durcissement voire de la "radicalisation" des doctrines qu'il distille dans le sillage de l'implosion puis de la recomposition du parti Les Républicains dont il brigue le leadership.

Contrat

Plus encore que celui de la présidentielle, le scrutin législatif a mis en exergue l'évolution de la relation que citoyens et élus sont exhortés à établir, ou plus exactement que les premiers imposent aux seconds. Et cela vaut aussi dans les collectivités, puisque les aspirations citoyennes et professionnelles se confondent dans la conscience de chaque fonctionnaire ou contractuel travaillant pour l'élu. Cette relation, ensemencée dans une profonde mutation des rapports de force et des contributions au débat public, est celle d'un contrat. Un contrat "équilibré », un contrat qui désagrège le lien séculaire de quasi subordination, de quasi sacralité à l'élu, un contrat qui confère à l'accomplissement de moyens exigeants - en matière d'intégrité comportementale - une importance au moins aussi grande qu'à celui de résultats dont il est acquis qu'il émane d'un contexte multifactoriel de moins en moins contrôlable. Et l'assimilation de ce nouveau paradigme s'annonce d'autant plus naturelle dans le nouvel hémicyclique que ce dernier est composé d'une proportion élevée de parlementaires issus de la société civile et donc éduqués dans cette culture respectueuse et coopérative des "comptes à rendre."

"Citoyen normal"

Ce constat non seulement incarne l'impressionnante "lame de fond" du double scrutin électoral et peut-être même - il est bien trop tôt pour l'affirmer - un moment majeur de l'histoire politique et démocratique française, mais aussi indique que l'exercice de l'autorité autoritariste et infatuée, l'exercice de la hiérarchie verticale et déresponsabilisante, et donc l'exercice traditionnel de la responsabilité politique marginalisent et même disqualifient leurs exécutants.

S'il veut durer et surtout réussir aux commandes du nouvel ensemble régional Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez doit entendre cette métamorphose systémique, il doit entendre la détresse d'un corps social hier enclin à accomplir son projet aujourd'hui meurtri et en colère, il doit entendre son propre exécutif partager le mécontentement, il doit entendre le besoin, désormais irrépressible, d'exemplarité. Laquelle est, d'abord, "de comportement." Plus que tout autre, il manque à Laurent Wauquiez d'avoir connu une trajectoire de "citoyen normal", et notamment oeuvré en entreprise. Il y aurait découvert que de la "qualité" du fonctionnement humain et managérial, et en premier lieu de l'humanité qui l'irrigue, dépend la "possibilité" de faire (faire) beaucoup... ou peu. Entendre tout cela, entendre l'urgence de faire autrement, le peut-il ? Et surtout le veut-il ?

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Commentaires
a écrit le 17/07/2017 à 18:05 :
Bonjour,
J'ai apprecié votre commentaire ;
Laurent wauquiez c'est l'héritier des forges ; et les personnalités se dévoilent dans les difficultés ;
La sienne , c'est une grande bourgeoisie d'extrême droite avec un fief féodal
Et une sociale fondée sur le mecanisme des associations qui ne peut jouer qu'en période de prospérité ;
D'autres temps , d'autres mœurs ....
Je crains une ambiance république de Weimar , avec Trump "déguisé " en Hitler wagnérien face à un Macron prêt pour une fausse négociation .
Or nous exigeons un économique fort , compétent et pragmatique .
La jeunesse a besoin de travail et de créations d'emplois .
On assiste à des trafics financés en partie par les fonds privés ......
cherchez le coupable ?????

Merci de jouer en équipe
a écrit le 29/06/2017 à 12:59 :
Si doué, énergique et volotaire soit-il, la schlague n'a jamais été un moyen de gouverner! Sans être partisan de l'excès inverse de la bisoucratie si chère à Macron, un juste milieu paraîtrait convenir!
Sans faire de la psychologie de comptoir, je pressens un profond tourment dans la personnalité de Laurent Wauquiez. Une espèce de complexe d'infériorité masqué par une autoritarisme exacerbé. J'imagine que pour lui, l'Auvergnat, le rural, venir à Lyon constitue en soi une forme d'accomplissement personnel en même temps qu'une menace ou une crainte que les gens de la "ville" lui conteste son autorité du fait de son origine paysanne!
J'avais eu l'occasion de le rencontrer, du côté de Sainte-Sigolène. Jeune Ministre, à côté duquel j'étais intervenu au cours d'un débat il m'avait paru pourtant un décontenancé par la découverte de certains dispositifs ou données qu'il aurait pu/dû connaître, mais qu'il méconnaissait visiblement, et s'était immédiatement emmuré dans une sorte de violence verbale et physique, sous les yeux médusés de l'assistance, aussi surprenante qu'inimaginable à ce niveau de responsabilités.
Je côtoie nécessairement la Région à travers mes activités professionnelles et je suis médusé de constater que les dossiers structurants qui faisaient un consensus large et ne souffraient aucun reproche idéologique sont au point mort depuis 18 mois! Pire, obtenir un rendez-vous auprès du VP à l'éco (il part, victoire électorale oblige) ou à la formation continue (elle reste, défaite électorale oblige) est un parcours du combattant. et que dire des services et des agents qui n'ont le droit de prendre le stylo qu'à partir du moment où l'ordre écrit/signé leur a été donné par Dieu en personne? Ridicule!
Cet homme n'a rien d'un manager! Gouverner c'est prévoir. C'est aussi emmener avec soi les hommes et les femmes qui, sans être la tête de proue de ce projet, seront les rouages indispensables au succès de l'entreprise. En imaginant que sur son nom la structure allait le suivre comme une seule, Laurent WAUQIEZ a failli par inaptitude et incompétence. Les bons résultats qu'ils revendiquent aujourd'hui sont totalement artificiels! La Région n'a rien payé depuis 18 mois, y compris ce que Wauquiez lui-même s'était engagé à honorer! Tout cela est du vent et ça s'apprête à tomber sous peu! plus dure sera la chute!
a écrit le 28/06/2017 à 16:50 :
C'est le rédacteur de article qui doit être à bout de souffle après publication de cet imbitable pavé, pour employer le jargon des rédactions
Réponse de le 29/06/2017 à 10:06 :
Bien d'accord avec vous. On sent le besoin de se placer. Maintenant que le hold-up présidentiel a réussi il faut impérativement démolir les possibles futurs concurrents...
a écrit le 28/06/2017 à 16:17 :
Quelles qu'aient été les défauts de l'exécutif précédent, rien ne justifie une telle gouvernance. Est-il nécessaire de faire preuve de cynisme, de brutalité dans les rapports humains, de mépris pour tout ce qui n'est pas dans le ligne pour rétablir une bonne gestion ? Cet homme n'a qu'une religion : sa personne et son pouvoir. Ca ne vous rappelle personne ?
Réponse de le 29/06/2017 à 10:07 :
Si, Macron ! Vous avez d'autres sources d'information que celle de l'article ?
a écrit le 28/06/2017 à 11:51 :
Cet article est bien trop complexe et parfois à la limite du hors sujet par rapport au titre annoncé. L'auteur passe beaucoup trop de temps à évoquer le contexte macronien actuel et ses attendus, se perd dans des formulation complexes bien souvent trop savantes. Le propos en perd du sens et le lecteur arrive tout naturellement à faire des coupes pour arriver au motivations finales du discours. L'article paru ce jour dans la tribune est nettement plus clair et argumenté.
Désolé du pamphlet.
a écrit le 28/06/2017 à 10:21 :
Je ne veux pas défendre LW mais je ne vais pas pleurer sur les effectifs pléthoriques de la région ARA et de la fonction publique territoriale qui détient le record absolu d'absentéisme aux frais de la princesse bien entendu il est temps de remettre de l'ordre et de l'efficience dans l'administration de ce pays !
a écrit le 28/06/2017 à 9:50 :
Wauquiez est très compétent pour faire des photos sur lesquelles il montre qu'il travaille, en général cela n'inaugure rien de bon. Merci beaucoup pour votre article mais par contre la première partie sur macron est franchement surprenante vous opposez macron à wauquiez pour quoi en fait ?

Parce que tout ce que vous avez dit sur wauquiez n'avait pas besoin de caution spéciale du coup vous laissez un angle de tir aux partisans lr, ben oui on est pas prêt de voir la profession d'avocat fiscaliste disparaitre du jour au lendemain, qui ne se privent pas pour l'utiliser comme on peut le lire dans les commentaires.

C'est vraiment dommage car vos propos sur wauquiez sont légitimes et fondés c'est exactement ce qu'on s'attend du personnage quand on s'est penché un temps soit peu sur son parcours.

Sans cette assertion pro-macron votre article était parfait.
a écrit le 27/06/2017 à 22:14 :
Un peu trop de jargon sociologico-journalistique dans cet article, il y a des passages tellement intelligents que je ne suis même pas sûr de les comprendre. Enfin, Célafranz!

Ce que je constate seulement, c'est un déluge subit de commentaires, partout dans les medias ou presque, qui nous expliquent que tout cela était écrit, que nous vivons le triomphe de la jeunesse, de la modernité, des idées justes, enfin un complet pipeau pro-Macron post-électoral ... Qui va vite se défaire. "Déficit organisationnel et climat social empoisonné, dialogue social inexistant et méthodes managériales anathématisées, pratiques "clientélistes" et arbitrages budgétaires idéologiques", dit-on, à propos de la gestion de L. Wauquiez. Je conseille tout de même à l'auteur de cet article d'avoir un certain sens de l'histoire, de se renseigner sur la loi NOTRE, des réorganisations qu'elle impose, et aussi, de l'histoire récente du Conseil régional RA, de son clientélisme, de sa gabegie budgétaire durant 12 ans, du recrutement de l'épouse de G. Collomb à un poste pour l'intérêt duquel personne ne se souvient très bien, etc, etc...
Réponse de le 29/06/2017 à 10:08 :
Entièrement d'accord avec vous !
a écrit le 27/06/2017 à 21:18 :
Au nom de tous les agents de la Région, dont je fais partie, qui n'en peuvent plus après 18 mois de saccage d'une administration qui fonctionnait parfaitement jusqu'alors, merci. Merci infiniment. J'imagine que vous ne pourrez pas être exhaustif car il y aurait trop à dire sur les méthodes de LW, mais sachez que la lecture de cet article a déjà mis du baume au coeur à toute une administration qui se croyait jusqu'ici abandonnée, et qui se fait dépecer méthodiquement par la nouvelle équipe politique. Mais le plus grave, c'est bien l'absence totale de projets et de politiques, au profit d'une distribution systématisée de subventions à tous les amis de sa famille politique. Il dénonçait le soi-disant clientélisme de JJ Queyranne ? Il l'a érigé en dogme, en s'appuyant sur un spécialiste de la carte électorale. Le malaise des agents est plus que profond, les arrêts de travail se multiplient, et chacun se demande qui va se jeter le premier d'une passerelle, tant la souffrance est grande. Je ne doute pas que vous serez l'objet de menaces et d'intimidations - nous constatons ces pratiques à l'égard de tous ceux qui osent lui tenir tête - mais je tiens à saluer votre courage. Tenez bon, notre démocratie est à ce prix.
Réponse de le 29/06/2017 à 10:11 :
Il est toujours compliqué de réformer des administrations pléthoriques de gauche et complètement sclérosées. Le traumatisme est certainement perceptible mais peut-être pas mal venu...
Réponse de le 29/06/2017 à 21:19 :
Mais combien de membres du cabinet noir d'ange Sitbon (il est vrai que l'équipe est pléthorique, il faut bien faire vivre tous les membres des familles des élus proches de LW) ont été mandatés pour répondre aux messages postés sur ce forum ? Quel boulot ! On n'aurait jamais pensé que vous saviez écrire ! Ne vous méprenez pas, tous les agents de la Région avaient déjà bien compris ce que vous pensiez d'eux. Et si tous ne sont pas de gauche, il serait difficile d'affirmer que vous n'êtes pas tous d'extrême droite, en témoignent vos franches parties de rigolade avec les équipes FN de la Région. Au plaisir de vous recroiser à la cantine de la Région.
a écrit le 27/06/2017 à 21:09 :
Pour "faire simple", sur l'esprit et le fond de l'opinion exprimée par Denis Lafay, je souscris, à quelques petites nuances près. En revanche, comment lui faire admettre, en toute amitié, de simplifier la forme qui - prêtent-on souvent - est l'apanage des pensées claires et distanciées, gagnerait à être plus lisible et pertinente à la fois ? Ce propos présuppose la possibilité d'une évolution stylistique intéressante.
a écrit le 27/06/2017 à 18:18 :
Enfin un bilan critique sur Mr Wauquiez!
Accords pré-électoraux douteux, positions nationales réactionnaires, mais surtout absence de vision pour la région et désorganisation totale des services...
Mr Wauquiez a toujours pris la région pour un simple marche-pied vers un destin national. Celle-ci révèle en réalité l'illégitimité de ses ambitions.
a écrit le 27/06/2017 à 16:52 :
Denis,
Vous êtes fidèle à votre discours, c'est tout à votre honneur.
Cependant, en l'absence des informations (dont je crains qu'elles ne soient un peu décevantes après le dithyrambe que vous nous en faites), il est délicat de se prononcer...
Voilà un joli coup de pub !
A demain,
François
a écrit le 27/06/2017 à 15:08 :
Simple citoyen que voyons un prėsident de rėgion qui veut remettre de l'ordre dans une région dirigée par le pouvoir d'une ancienne ėquipe écolo socialiste, des restructurations et des économies pour un meilleur développement, ca dérange évidemment, qu'il continue
a écrit le 27/06/2017 à 15:07 :
Bravo pour votre courage et votre liberté de parole et de position, cela devient de plus en plus rare. (C'est pourquoi je continue à plaider pour renforcer la liberté de la presse).
Malheureusement, nous autres chefs d'entreprises créatrices de valeurs, ancrées sur leur territoire et proche de nos collaborateurs, mesurons chaque jour le gouffre qui nous sépare de nos élus. Point de conflit gauche-droite, ceux qui le font encore ne sont plus de notre monde, celui qui vit, qui crée, qui innove. Notre monde bouge constamment et de plus en plus vite, nous le savons car nous y sommes confrontés chaque jour.
M. Wauquiez a une vision archaïque de la politique et son parcours démontre une totale méconnaissance de la réalité du quotidien des auverrhonalpins; Par ailleurs, il est navrant de constater que la loyauté ne l'a guère étouffé tout au long de son parcours.
M. Bertrand le disait en début de semaine, au sein de LR les lignes sont irréconciliables, celle de M. Wauqiuez prône le repli, le rejet, le mépris ... bref tout ce qui nuit à la bonne marche de nos entreprises.
Je lirai avec beaucoup d'intérêt le dossier qui paraîtra le 28 juin, car je ne doute pas qu'il sera très largement documenté.
Merci pour votre travail et de faire ainsi que notre démocratie soit plus forte.
a écrit le 27/06/2017 à 14:30 :
Eh bien, voilà au moins une enquête impartiale, et sans aucune complaisance pour nos autorités collombo-macroniennes, bien dans la ligne résistante de Lyon, quoi ! Il ne reste plus à Laurent Wauquiez qu'à devenir "constructif" ou à laisser sa place à un godillot Jupitérien. J'espère que cet article le confortera dans l'idée de n'en rien faire.
a écrit le 27/06/2017 à 13:45 :
La droite , c'est la parfaite représentation de la démocratie chrétienne ( combat, économie, famille , valeurs morales , patrimoine , environnement )
Et il existe maintenant un décalage qui est mal vécu ( corruption , racisme, trafics inacceptables car sans règle du jeu et légitimation dans une hypocrisie générale malsaine )
Le danger, c'est laisser à des gens dangereux un pouvoir financier pour dominer ( le pouvoir , ça s'apprend .....)
Ont gagné ceux qui représentaient autre chose ......
Réponse de le 27/06/2017 à 15:01 :
Que de poncifs ridicules, Whoppy ! Où étiez-vous depuis 1mois avec déjà 4 départs forcés du gouvernement "jupitérien", et une exfiltration provisoire d'un 5ème à l'Assemblée dans l'espoir que la Justice regardera ailleurs ?
Réponse de le 30/06/2017 à 9:36 :
Pas de pseudo, votre réponse frise le ridicule. 4 départs du gouvernement sont tout à son honneur : moraliser la vie publique est nécessaire et le grand LW incarne la vieille politique dont on ne veut plus. Il est dépassé et le sait d'où ses dérapages. L'intimidation, les pressions, s'accaparer la presse... on ne devient pas Jupiter de la sorte. Dommage pour vous, tant mieux pour nous
a écrit le 27/06/2017 à 12:22 :
<<Déficit organisationnel et climat social empoisonné, dialogue social inexistant et méthodes managériales anathématisées, pratiques "clientélistes" et arbitrages budgétaires idéologiques>>
Au delà de ce "gloubiboulga" littéraire pompeux et indigeste, pouvez vous étayer vos accusations, Mr le procureur ?
Votre métier est il de porter une opinion rageuse et aveugle, ou d'étudier les faits ?
Réponse de le 27/06/2017 à 12:31 :
@Casanova,
Vous pourrez vous faire une libre opinion, basé sur des faits, à partir de demain matin, lors de la publication de notre enquête, comme cela est évoqué dans le chapô de l'article et en fin du papier.
Et profitez-en, pour l'occasion, les contenus de l'enquête sont en accès libre !

Bien à vous.
a écrit le 27/06/2017 à 12:19 :
Article de fond qui met en lumière ce que beaucoup disent tout bas.
Nouvelles relations des citoyens à la politique, voire même nouveaux modes de travail VS vision de Wauquiez davantage orientée par l'étendue de son réseau et ses opinions plus que par une vraie vision globale de : qu'est-ce que cela rapporte ? quel intérêt pour le territoire?
Tout le monde comprend bien quelle cible est dans le viseur de Wauquiez : Paris.

Merci pour la gratuité de cet article, et par la précision de son analyse.
a écrit le 27/06/2017 à 11:37 :
Je serais heureux de savoir qui est le référent de REM au Conseil régional.
Merci de me renseigner.
a écrit le 27/06/2017 à 10:53 :
Encore un journaliste parisien qui donne des leçons.
Il pourrait se déplacer dans la région au lieu de se répandre pour semer la pagaille
Monsieur Wauquiez gère la région comme aurait ou devrait être gérée la France
Bien sûr il supprime les subventions de tous les nuisibles entretenus pas les socialistes depuis 20 ans aux fumeurs de petards à nos frais il est proche des gens il s'occupe des réalités
Ce journaleux payé par l'état veut surtout semer le trouble sur mr Wauquiez pour éviter qu'il réussisse pour démontrer que Macron n'est qu'un produit médiatiques
Réponse de le 27/06/2017 à 11:41 :
Bonjour.
Pour précision :
1) Acteurs de l'économie - La Tribune est basé à Lyon, en Auvergne-Rhône-Alpes, au plus près, donc, de l'action régionale de Laurent Wauquiez.
2) Les journalistes de la rédaction ne sont pas "payés par l'Etat", mais bien par la société éditrice du titre : RH Editions.

Excellente journée,
Bien à vous.
Réponse de le 27/06/2017 à 12:33 :
Et il offre à Vinci une autoroute à 1 milliard d euros d'argent public à Vinci ( qui récupérera les recettes des péages bien entendu) contre la volonté de tous les territoires concernés ( Rhône et communes de la Loire concernes par le tracé ). La corruption fait également partie des nuisibles
Réponse de le 27/06/2017 à 12:40 :
Et il offre à Vinci une autoroute à 1 milliard d euros d'argent public à Vinci ( qui récupérera les recettes des péages bien entendu) contre la volonté de tous les territoires concernés ( Rhône et communes de la Loire concernes par le tracé ). La corruption fait également partie des nuisibles
Réponse de le 28/06/2017 à 9:25 :
Bien entendu on se rappelle tous des subventions accordées par l'ancienne majorité à l'association "les fumeurs de canabis rhonealpins" ou encore aux "petits cultivateur de weed sans frontière"... Qu'est ce qu'il faut pas lire...
Réponse de le 28/06/2017 à 11:58 :
Lisez donc l'article de la tribune paru ce jour où d'un avis unanime même dans le clan LR les méthodes de gestion, le clientélisme et l'arrivisme personnel du "president" de région sont un désastre humain et économique à moyen terme.
Réponse de le 30/06/2017 à 9:40 :
RR, la vérité est dure à admettre, mais vous, connaissez vous LW ? Pour avoir vu ses pratiques au plus près, je vous assure que la France n'a pas besoin d'un homme comme lui et que tout ce qui est dit dans ces articles sont justes et vérifiés.
Bravo au journaliste pour son courage et bravo à la rédaction!
a écrit le 27/06/2017 à 10:44 :
Cet article ronflant plein d'effets de manche (on dirait que l'auteur avait une luste de mits à placer) donnerait presque envie de prendre la défense de Wauquiez, gars opportuniste, sûrement intelligent (aujourd'hui tout le monde l'est, magie de l'intelligence multiple) mais sans brio oratoire.
Sur le fond de l'article, s'il y en a, Jveux bien que l'électorat recherche l'exemplarité mais lui-même l'est-il exemplaire? Il est juste jaloux que certains en profitent et pas lui.
Quant à la qualité de l'humanité qui irrigue le monde de l'entreprise, eh bien, au-delà de ce jargon pour RH, ça n'est sûrement pas le dénominateur commun dé toutes les entreprises...
a écrit le 27/06/2017 à 10:29 :
Wauquiez lutte contre un système social de distribution ou ceux qui ne font rien ou travaille au noir gagnent plus que les actif d ou marra d un hyper socialisme qui détruit toute volonté de s en sortir et entraîne amertume et découragement. Il écoute le terrain et il est proche des gens qui lui parlent directement. Il ne manque pas de courage politique bravo !
Réponse de le 27/06/2017 à 19:33 :
On peut critiquer les effets de manche du journaliste lyonnais Denis Lafay, mais le fait important n'est pas là.
La méthode Macron a ôté tous repères à la vieille droite et au jeunes droitistes qui emploient les recettes de leurs prédécesseurs.
On n'a rien vu de révolutionnaire ni d'efficace dans les méthodes de L Wauquiez.
Quant à la transparence, elle est aveuglante ! Des élus inaccessibles, des rapports espérées mais pas encore disponibles... il leur a fallu plus de 5 mois pour établir un budget régional ! Quelles tractations expliquent ce retard ?
On ne nous dit pas tout.
Vivement ce reportage !
Réponse de le 27/06/2017 à 23:24 :
il est vrai que mes impôts et les votre ne paient pas M. Wauquiez…(sic) ; ne serait-il pas assisté…???

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