Pascal Picq : "Notre système politique est arrivé à son terme"

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(Crédits : Hamilton/REA)
"Nous n'avons jamais eu autant de moyens de nous détruire comme de refonder l'humanité pour demain", estime Pascal Picq. Le paléoanthropologue dessine un avenir politique, économique, sociétal et environnemental inédit de la France et du monde. Qu'adviendra-t-il de la politique, si elle ne dépasse pas le clivage "ubuesque" droite-gauche ? Du système éducatif, s'il persévère dans son rejet de la transdisciplinarité ? De l'humanité, si elle s’obsède à repousser les frontières de la mort ? Second volet de l'entretien exceptionnel avec Pascal Picq – qui interviendra au Forum Cnam - La Tribune, le 9 novembre à Paris.

Acteurs de l'économie - La Tribune : "Nous vivons sur les adaptations du passé. Or la vraie difficulté est de construire les adaptations de demain", affirmez-vous. La réduction drastique des temps...

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a écrit le 25/10/2016 à 11:28 :
Après votre dernier interview de Joël de Rosnay titré "Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine", ce nouvel article de Pascal Picq est d'une intelligence rare et son analyse est pointue, juste et brillante. Donc un immense bravo à la Tribune pour cet éclairage indispensable à nous lecteurs internautes.

J'en retiens qu'il faut :
* Revoir l'intégralité du système scolaire et encourager les talents
* Encourager l'innovation & l'entrepreneuriat
* Et bien d'autres idées qu'on ferait bien de mettre rapidement en pratique afin d'éviter l'effondrement dont parle Pédro Sevigné dans son livre "Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes".

Le concept de "compétition coopétitive"est aussi nouveau et décrit bien ce nouveau paradigme d'une société qui veut faire avec (économie sociale et solidaire, économie circulaire, économie coopérative)

Enfin, l'analyse qui est faite des théories de Jared Diamond sur les cycles : 1.détérioration des facteurs de l'environnement
2. tensions sociales de plus en plus vives et sclérose du système politique

Bref, article aussi long qu'instructif. Merci la Tribune d'en redonner Une à l'intelligence dont notre pays regorge !
a écrit le 20/10/2016 à 15:14 :
"Le néolibéralisme des années 1980 avec son cortège de dérégulations et le cancer de la financiarisation a lourdement affecté le tissu social des sociétés. Ils se prévalaient de la loi naturelle de Darwin de l'élimination des plus faibles en en appelant à la théorie "du gène égoïste". Donc, le marché, rien que le marché, pour aller vers une société meilleure. Mais on a vu où cela a mené, car ces gens qui théorisent leurs actions en se référant à leur interprétation de Darwin n'admettent pas que la sélection s'applique à eux, et en appellent aux gouvernements, à la société et aux contribuables pour les renflouer. Libéraux et égoïstes pour s'enrichir, mais sociaux et solidaires pour ne pas sombrer. C'est inique, et infondé d'un point de vue évolutionniste"

Voilà le mal le plus total de notre système néolibéral, on marche sur la tête. Merci beaucoup c'est particulièrement agréable de lire une analyse aussi intelligente mais tellement flagrante.

Je suis d'accord avec beaucoups d'analyses même si je reste sur ma fin étant donné que je pense qu'il faut sortir du cadre économique pour comprendre le monde et adapter l'économie aux gens et non l'inverse.

Donc oui bien entendu que l'école joue un rôle majeur dans cette élévation au rang d'idéal de la compétition entre les gens alors qu'il faudrait imaginer une motivation commune d'abord et avant tout alimentant ainsi une économie au service de tous et donc forcément en croissance régulière.

Tout l'argent dans les mains de quelques uns ça fait des siècles que cela arrive régulièrement et cela se termine toujours systématiquement dans le chaos et plus nous le savons plus ces gens là insistent amplifiant ainsi les crises que les peuples subissent.

Là où je ne suis pas d'accord avec l'auteur c'est que je suis certain qu'il n'y a pas non plus une règle géniale qui permettra à tous de se sentir bien au sein de notre économie, il faut l'adapter à tout le monde, à ceux qui n'ont pas envie de bosser tout comme à ceux qui ne vivent que pour travailler et les milliards de cas situés entre les deux ou à côté.

L'économie au service de l'humanité est à inventer c'est une aventure fabuleuse qui pourrait nous arriver si enfin nous sortions des ces maudites lois des marchés qui ne font que nous couler.

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