Dominique Méda : “Traitons le travail pour que le crime ne profite pas à Marine Le Pen”

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(Crédits : Hamilton/Rea)
Dominique Méda publie Le travail au XXe siècle (Robert Laffont), une grande enquête sur la reconnaissance du et au travail. Où il apparaît que le post-taylorisme, concrétisation du basculement du « travail-douleur » au « travail-épanouissement », a généré un besoin inédit de reconnaissance que nombre d'entreprises peinent à accomplir. Ce travail interroge en premier lieu la responsabilité du management et de l'organisation de l'entreprise, exhortés à faire leur le nouveau désir de « sens » que les salariés lui confèrent. « La promesse n'a pas été tenue », déplore la sociologue, qui appelle à « prendre à bras le corps ce sujet du travail qu'aujourd'hui seule ou presque Marine Le Pen semble comprendre ».

Acteurs de l'économie : Vous êtes l'une des sociologues expertes du travail et participez à la publication d'un essai collectif, Le travail au XXIe siècle (avec Maëlzig Bigi, Olivier Cousin,...

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Commentaires
a écrit le 25/03/2015 à 14:36 :
Merci à La Tribune de publier une interview d'une telle qualité. Dommage que quelques commentaires se contentent de sacrifier à l'invective militante, sans chercher à comprendre la richesse de la réflexion de Dominique Méda, ni à mesurer combien les leaders politiques, en ne s'attaquant pas au sujet qu'elle traite ici, laissent finalement le champ livre au Front national.
a écrit le 20/03/2015 à 16:06 :
En résumé l'avenir c'est Marine , alors commençons dimanche pour pas perdre de temps .
a écrit le 19/03/2015 à 17:37 :
Il suffit de lire les réponses de cette dame qui certainement est une soixante-huitarde qui de surcroit n'a jamais travaillé si ce n'est de faire de la rhétorique sur le travail et d’en tirer ses conclusions. Je pourrais certainement lui rétorquer que sans travail point d'issu, mais la suppression des têtes très pensantes pour nous, leur abrogation serait un bienfait de l'humanité, lesquels pour ménager leur intérêt n'ont fait que nous empêtrait de règlement en règlement et cela d'une façon continue, alors madame plutôt que de disserter dans votre coin, venez faire des stages dans des entreprises, cessez de raisonner façon Emile Zola, c'est fini cette époque.
a écrit le 19/03/2015 à 10:40 :
Le citoyen avait son mot à dire, mais c'était avant! Maintenant se sont "les entreprises"!
a écrit le 19/03/2015 à 10:35 :
Le "travail-douleur" n'a été réellement perçu que par la mise en place du Taylorisme, tandis que le "travail-épanouissement" ne pouvait pas être "bien considéré" avant, suivant les jugements de valeur de la religion!
Réponse de le 19/03/2015 à 17:48 :
Quels étaient ces travailleurs qui affirmaient :
Ouvriers toujours, prolétaires jamais !
a écrit le 19/03/2015 à 9:16 :
la dernière partie sur le code du travail qui ne grossit pas tant que ça suffit à discréditer l'essentiel du propos.
Mme Meda, allez interviewer des petits patrons, ils vous diront tous que l'embauche, c'est la dernière solution lorsqu'on a essayé toutes les autres. Non pas parce que nous sommes d'affreux capitalistes, mais parce qu'un recrutement raté c'est l'entreprise qui peut être mise en danger. Oui, les pme font la grève de l'embauche, c'est une évidence sauf pour celles et ceux qui ont acheté leurs lunettes à l'ena. On a vraiment l'impression que la contrainte d'efficacité et la notion de risque échappent complètement à nos intellectuels à emploi garanti.
Réponse de le 25/03/2015 à 15:32 :
oui, cette dame n'est pas redescendue de la barricade qu'elle animait en 68 .

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