La digitalisation : plus qu'un simple enjeu technologique

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
La digitalisation des entreprises est certes un passage obligé mais elle implique, plus largement, un basculement culturel. Dans le cadre de sa première conférence de la saison "les défis du dirigeant", l’emlyon et son programme AMP ont proposé le 4 novembre une vision innovante de la digitalisation.

"Il n'existe aucun secteur qui échappe désormais à la transformation digitale", souligne Frank Benedic, fondateur d'Idstrat et intervenant à ce programme d'entrainement à la direction qu'est AMP. Il décrit ainsi la technologie d'aujourd'hui faite de web collaboratif, robotisation, plateformes, intelligence artificielle... avec en face un client qui zappe, veut de l'immédiateté, du sur mesure, préfère la gratuité. On comprend ainsi qu'il ne suffit pas de nommer un Chief Digital Officer et se doter de nouveaux outils informatiques, mais d'engager l'entreprise dans un vrai bouleversement culturel.

Etre disrupteur

"Partis d'une feuille blanche, nous avons voulu nous positionner comme un disrupteur. Nous avons donc réinventé les process des courtiers en assurance, cassé les usages, repensé l'expérience client ; ensuite seulement nous avons réfléchi à l'informatique", décrit Patrick Repetto (diplômé AMP 2013) qui, après 25 ans d'expérience dans les assurances, créait Izeho, grossiste en assurance.

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(crédits : Laurent Cerino/ADE)

Dans cet univers très réglementé, Izeho a associé à sa "révolution" les grandes compagnies d'assurance dont elle est le mandant, avec pour objectif d'apporter aux courtiers les moyens de faire mieux et plus vite.

Co-construction

Il a aussi embarqué dans ce mouvement ses fournisseurs et en particulier Francis Pallini, dont l'entreprise informatique Ecilia s'est spécialisée dans les projets innovants et l'intégration de logiciels pour le secteur de l'assurance.

"Nous avons de fait déporté notre service informatique chez Ecilia", informe Patrick Repetto.

Selon lui, la transformation digitale passe par la réinvention de partenariats, la co-construction de projets avec clients et fournisseurs et il lance :

"L'important est de partager la même vision stratégique mais profitons de cet environnement technologique qui bouge tant pour proposer de nouveaux services."

Sortir de son bunker

Francis Pallini a constaté que les entreprises freinaient souvent devant la transformation digitale et lui aussi pense dépassé le simple aspect "tuyaux informatiques".

"Il faut mettre la relation client au centre, il faut se nourrir d'eux, repenser la manière dont on travaille ensemble".

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Frank Benedic (crédits : Laurent Cerino/ADE)

Frank Benedic, conseil en stratégie, en a même fait un concept : le CAAR, Client As A Ressource.

"Le client apporte ses idées pour la conception, la création d'une nouvelle offre, peut même en réaliser une partie. Trop de dirigeants restent bunkerisés dans leur entreprise, leur filière. Qui est déjà allé dans un Fab Lab ? Comme les startups, fonctionnez à 360° ! La transformation digitale, cela ne veut pas dire être technophile mais penser, avec le client, que tout est possible".

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